C’est ce lundi 21 juillet 2025, dans l’enceinte prestigieuse de la Maison Georges Rawiri, symbole de culture et de savoir, que s’est ouverte en grande pompe l’édition 2025 du Salon du Bachelier, placée sous l’égide de la Conférence Gabonaise des Grandes Écoles et Universités Privées (CGEUP). Ce rendez-vous devenu incontournable du calendrier éducatif national s’inscrit dans une dynamique de transformation profonde du système de l’enseignement supérieur au Gabon.
Dès l’aube, un ballet d’arrivées a donné le ton. Membres de la CGEUP, chefs d’établissements, invités institutionnels, étudiants, bacheliers et officiels se sont rassemblés autour d’un seul mot d’ordre : croire en la jeunesse gabonaise et en la capacité du pays à former ses propres élites.
À 7h30 précises, la cérémonie d’ouverture a démarré dans une atmosphère empreinte de recueillement. Sur le parvis de la maison Georges Rawiri, les gendarmes ont interprété l’hymne national, tandis que le drapeau du Gabon s’élevait lentement, rappelant à chacun l’importance du patriotisme dans le renouveau de l’éducation nationale.
L’honneur de lancer les travaux est revenu au pasteur Guy Patrick Makaya, dont l’intervention a introduit une dimension spirituelle forte à l’événement. Dans une prière puissante, il a invoqué la paix, la sagesse, mais surtout la responsabilité collective à l’égard de la jeunesse gabonaise, future colonne vertébrale de la nation.
Prenant la suite, le Pr Jean Louis Nkoulou Nkoulou, président de la CGEUP, promoteur du Salon du Bachelier et directeur de l’Université Africaine des Sciences Politiques et de Management, a prononcé un discours d’accueil empreint d’élévation et d’humanisme. Véritable architecte de cet événement devenu un pilier du calendrier académique national, ce haut responsable de l’enseignement supérieur s’impose, année après année, comme une figure de proue de la réforme éducative gabonaise.
Visionnaire et engagé, il a salué la forte mobilisation des établissements et l’intérêt croissant des familles, avant de souligner le rôle essentiel du secteur privé dans l’accompagnement des bacheliers, l’ouverture à la modernité et la diversification des filières post-bac. Son propos, clair et structuré, a réaffirmé sa volonté de bâtir un écosystème éducatif inclusif, performant et résolument tourné vers l’excellence.
À sa suite, le Dr Alilat Antsélévé-Oyima, vice-président de la Conférence, a tenu à replacer le Salon dans sa véritable vocation :
« Le Salon du Bachelier n’est pas un simple événement de visibilité institutionnelle. C’est un lieu de projection pour la jeunesse, un espace d’orientation, de dialogue et d’engagement. »
Il s’agit en effet d’un moment charnière où les jeunes, fraîchement sortis du secondaire, peuvent rencontrer les responsables d’établissements supérieurs, poser des questions concrètes, et découvrir les opportunités offertes par l’écosystème local.

Clôturant la série d’interventions, le Ministre de l’Enseignement Supérieur, Dr Simplice Désiré Mamboula, a livré un discours à la fois grave et engagé. Avant toute chose, il a tenu à marquer un temps de recueillement en demandant une minute de silence en mémoire d’un étudiant gabonais décédé la veille au Sénégal. Une manière de rappeler, avec sobriété, les réalités parfois difficiles que rencontrent les étudiants à l’étranger.
Le ministre a ensuite saisi l’instant pour réaffirmer la nouvelle ligne politique définie par le Président de la République en matière d’orientation post-bac :
« Travaillons à ce que toutes les formations se passent ici. »
Une phrase lourde de sens, qui s’inscrit dans la décision récente du chef de l’État de supprimer les bourses d’études à destination des États-Unis, du Canada et de la France, au profit d’un investissement massif dans les structures locales. Le message est clair : le Gabon ambitionne désormais de devenir un pôle régional de formation, en misant sur la qualité de son réseau d’écoles et d’universités privées.
Après les discours, place à la découverte. Le Ministre et sa délégation ont visité les différents stands des établissements membres de la CGEUP. Sur les visages des jeunes exposants, de la fierté. Sur les tables, des brochures colorées, des maquettes pédagogiques, des démonstrations numériques… Tout était mis en œuvre pour séduire et informer.
Cette immersion au cœur du potentiel académique gabonais a permis de valoriser la diversité des filières, allant des sciences médicales à la communication, en passant par les métiers techniques, la finance, le droit, le génie civil et les arts.
La matinée s’est achevée autour d’un cocktail offert aux invités, dans une ambiance conviviale, propice aux échanges informels entre décideurs, enseignants et visiteurs. Dans la foulée, une séance de travail à huis clos s’est tenue entre le Ministre et les membres du Bureau de la CGEUP. L’objectif : consolider les synergies entre les acteurs publics et privés de l’enseignement supérieur, et proposer des solutions concrètes pour améliorer la qualité des formations sur le territoire.
Ainsi s’est ouvert le Salon du Bachelier 2025, avec des messages forts, une organisation structurée et une ambition partagée : faire du Gabon un hub de formation d’excellence en Afrique centrale. L’événement, prévu sur plusieurs jours, offrira aux bacheliers un accès privilégié à l’information, à l’orientation et aux opportunités locales.
Un rendez-vous à ne pas manquer, pour toutes celles et ceux qui souhaitent construire leur avenir… ici, chez eux, au Gabon.
Par Darlyck Ornel Angwe

























