L’opposant, cadre de l’Union nationale (UN), par ailleurs candidat à la présidence de ce parti de l’opposition, Paul-Marie Gondjout, a été l’invité de Denise Epoté dans son émission Et si… vous me disiez toute la vérité, ce dimanche 09 mai 2021, lors de son intervention, il a déclaré qu’il (le Gabon) manque un capitaine à la barre.
Paul-Marie Gondjout a été l’invité spécial de TV5 Monde pour répondre à trois thématiques importantes : le nouveau Code civil gabonais, la situation politique du pays et sa candidature contestée à la présidence de l’UN. Toutefois, celle de la crise politique au sommet de l’Etat a plus attiré l’attention du public malgré les 2 à 3 minutes allouées.
Selon, le candidat à la présidence de l’Union nationale le Gabon est dans une impasse grave au plan politique depuis l’élection présidentielle d’août 2016. « Je pense que nous sommes actuellement dans une espèce d’Impasse politique. Nous sommes dans une impasse politique doublée d’une une crise politique que nous connaissons depuis l’élection présidentielle ratée de 2016 », a déclaré Paul-Marie Gondjout.
Par ailleurs, cette situation d’impasse politique a été renforcée par l’AVC du président Ali Bongo à Ryad en Arabie-Saoudite. Toutefois, ses capacités de gestion du pays sont remises en causes par des questionnements. « Nous sommes rentrés dans l’impasse depuis l’accident vasculaire cérébral de monsieur Ali Bongo parce que cela pose le problème de la gestion de l’Etat aujourd’hui de savoir s’il est en pleine capacités de ses facultés cognitives pour gérer le Gabon », a ajouté l’opposant.
Pour renchérir, il s’est interrogé en disant que « cette situation nous amène aujourd’hui à nous poser la question de savoir qui dirige le Gabon » ? « Nous nous rendons tous compte que l’Etat est presqu’à l’arrêt », a martelé Paul Marie Gondjout.
De ce fait, le pays est plongé dans des crises graves. C’est pourquoi « les problèmes économiques sont nombreux, les problèmes politiques sont nombreux, les problèmes sociaux sont nombreux. En fait, il manque un capitaine à la barre. Si monsieur Ali Bongo était capable de gérer le Gabon, on ne verrait pas cette absence de capitaine à la barre », a diagnostiqué l’opposant au régime cinquantenaire de Libreville.
Dans son analyse, il n’y a plus vraiment d’opposants ni de majorité mais deux camps politiques au Gabon car les problèmes dépassent les courants politiques.
Ainsi, il y a « ceux qui veulent faire du sur place qui veulent garder le statuquo donc je pourrais appeler les conservateurs et le courants des patriotes, des progressistes qui veulent revoir le Gabon être remis sur les rails, et pouvoir faire avancer la machine à nouveau», a t-il ajouté.
Peu importe le bord politique, on se rend compte que « le pays n’est plus dirigé comme il devrait l’être », a conclu monsieur Gondjout.
Une chose est sûre, cette interview ne va pas laisser indifférent le camp des tenants du pouvoir de Libreville.


























