Oyem, le 6 juin 2025. La salle de réunion de l’Hôtel de Ville vibrait d’une énergie palpable, un mélange d’espoir et de nostalgie. Membres du club Oyem AC, joueurs dévoués, supporters fervents et autorités sportives s’étaient rassemblés pour assister à un moment charnière : l’installation officielle du nouveau président, Gilbert Mezui Ngoua. Cet événement, marqué par la présence du président du conseil d’administration, du délégué provincial de la direction des sports et d’une figure emblématique du football gabonais, n’était pas qu’une simple passation de pouvoir. C’était une véritable célébration de l’héritage et une projection audacieuse vers l’avenir.
L’attribution de cette responsabilité à une légende locale, un ancien international gabonais, n’est pas anodine. C’est un geste fort qui tisse un lien indéfectible entre le passé, le présent et l’avenir du football à Oyem. En plaçant à la tête du club une personnalité imprégnée de l’histoire et des valeurs du football, Oyem AC montre sa volonté de capitaliser sur son patrimoine tout en se projetant vers de nouveaux horizons.
Le discours du nouveau président, Gilbert Mezui Ngoua, a résonné avec ambition : « Notre mission est de faire d’Oyem AC un club qui règne, en formant notre jeunesse. » Ces mots ne sont pas de simples promesses, mais une feuille de route claire. L’accent mis sur la formation des jeunes talents est crucial. C’est par là que se construit la pérennité d’un club, par là que se cultive l’identité et par là que se façonnent les champions de demain.
Avec cette nouvelle gouvernance, Oyem AC aspire à se reconstruire sur des bases solides. L’objectif est clair : redonner à Oyem une équipe digne de ses ambitions sportives. Cela implique une stratégie de développement à long terme, une gestion rigoureuse et, surtout, une capacité à fédérer autour d’un projet commun. Le chemin sera sans doute semé d’embûches, mais le choix d’un leader aussi expérimenté que Gilbert Mezui Ngoua laisse présager un avenir prometteur pour le football oyemois. Le défi est de taille, mais l’enthousiasme palpable ce dimanche laisse à penser qu’Oyem AC est prêt à écrire un nouveau chapitre de son histoire.
Par Yann Yorick Manfoumbi Manfoumbi journaliste stagiaire

























