Le mardi 24 juin 2025, le ministre de la Justice, Garde des sceaux et chargé des Droits humains, Dr Séraphin Akure Davain, a reçu en audience le représentant résident par intérim du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), Kamil Kamaluddeen. Cette rencontre, tenue à Libreville, s’inscrit dans le cadre du suivi régulier des projets de coopération entre le Gabon et l’agence onusienne, avec un accent mis sur le renforcement des capacités judiciaires et la modernisation des infrastructures pénitentiaires.
En guise d’introduction à cet échange institutionnel, Kamaluddeen a tenu à saluer la reconduction du Dr Akure Davain dans ses fonctions gouvernementales. Une marque de reconnaissance diplomatique qui témoigne de la stabilité et de la continuité des engagements pris entre les deux parties dans le domaine de la justice et des droits humains.
Au cœur des discussions, les deux responsables ont dressé un état d’avancement des actions menées conjointement, notamment le programme de formation continue des magistrats, greffiers et agents de la sécurité pénitentiaire. Ce volet, jugé prioritaire par les autorités gabonaises, s’inscrit dans la dynamique de renforcement des compétences professionnelles des personnels judiciaires, condition sine qua non pour garantir l’efficacité du système judiciaire national.
Les débats, entre le Gabon et le PNUD, ont également porté sur la problématique structurelle de l’accès à la justice, l’amélioration des conditions de détention et la digitalisation de la chaîne pénale. Ce dernier chantier, soutenu techniquement et financièrement par le PNUD, vise à accélérer la gestion des dossiers judiciaires, lutter contre la surpopulation carcérale liée à la détention préventive prolongée, et fluidifier l’appareil judiciaire dans son ensemble. À ce titre, Kamaluddeen a réaffirmé l’engagement du PNUD à accompagner le Gabon dans la mise en œuvre des Objectifs de Développement Durable (ODD), particulièrement ceux relatifs à la paix, à la justice et à des institutions efficaces.
La présence du directeur général de l’École nationale de la magistrature (ENM), Pierre Ndong Aboghé, accompagné de Sidonie Flore Ouwé, Directrice de la formation, a permis d’aborder un dossier structurant : la construction d’une annexe moderne de l’ENM, dont les travaux débuteront en août 2025. Ce projet d’envergure, financé à hauteur de près de 1,5 milliard de FCFA par le Japon et exécuté sous la supervision du PNUD, ambitionne de doter l’institution judiciaire gabonaise d’un centre de formation adapté aux standards internationaux, avec notamment une salle de conférence multimédia.
L’annexe servira de cadre de référence pour la formation continue des personnels judiciaires, renforçant ainsi les capacités techniques et managériales des acteurs du secteur. La réalisation de cette infrastructure s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation de la justice gabonaise, combinant investissement humain et transformation digitale.
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En somme, cette audience entre le ministre de la Justice et le Représentant résident du PNUD réaffirme une volonté commune : faire de la justice un levier central du développement et de la gouvernance au Gabon. Dans un contexte où les réformes institutionnelles se multiplient, ce partenariat stratégique marque un tournant dans la construction d’un État de droit robuste, inclusif et résolument tourné vers l’avenir.
Par Darlyck Ornel Angwe, journaliste stagiaire


























