L’atelier de vulgarisation sur la gouvernance éthique de l’intelligence artificielle au Gabon s’est tenu ce 18 juin 2025 au Centre gabonais de l’innovation avec la participation de l’UNESCO. Dans un contexte où l’intelligence artificielle représente une révolution profonde, à la fois technologique et sociétale, le but de cet atelier est de bâtir un cadre éthique, inclusif et régulé pour l’intelligence artificielle au Gabon.
L’intelligence artificielle est définie comme un processus d’imitation de l’intelligence humaine, qui repose sur la création et l’application d’algorithmes exécutés dans un environnement informatique dynamique.
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Une opportunité qui permet de poser les fondements d’une stratégie nationale proactive, qui protège et respecte les valeurs, et qui accompagne les ambitions. Ce qui, naturellement, entraîne la nécessité d’un cadre juridique. Les enjeux réglementaires et juridiques ont été au cœur de cet atelier.
Consciente du rôle essentiel que l’intelligence artificielle peut être amenée à jouer dans le développement en Afrique, et des risques qui pourraient en découler, l’UNESCO et ses partenaires organisent le Forum mondial sur l’éthique de l’intelligence artificielle (GFEAI 2025), qui se tiendra à Bangkok, en Thaïlande, du 24 au 27 juin 2025. L’UNESCO salue les efforts de préparation du Gabon.
« L’intelligence artificielle, si elle est bien encadrée, représente une formidable opportunité pour accélérer le développement, améliorer les services publics, stimuler l’innovation et renforcer la compétitivité de l’économie nationale. Mais pour que cette technologie soit véritablement au service de tous et de toutes, elle doit être pensée et déployée dans le respect des droits humains, de la vie privée et des principes éthiques fondamentaux », a déclaré Thierry Nzamba Nzamba, chargé d’affaires du bureau UNESCO à Libreville.

Le ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, empêché, Marc Alexandre Doumba, était représenté par Aline Sylvie Minko-Mi-Etoua, qui a prononcé son allocution en son nom.
Le Gabon, comme d’autres pays, pour ne pas être en marge, s’est engagé résolument sur la voie de la transformation numérique, en connaissance des potentiels technologiques, pour soutenir son développement économique et social.
« L’intelligence artificielle, de par sa capacité à traiter d’énormes quantités de données et à résoudre des problématiques complexes, soulève en effet des défis majeurs, notamment en termes d’éthique, de sécurité, d’équité et de respect fondamental des droits de l’homme. L’IA constitue un enjeu primordial. Il nous appartient, en tant qu’acteurs politiques, institutionnels, académiques et économiques, de nous approprier ces questions pour élaborer des cadres réglementaires adaptés, inclusifs, respectueux de nos valeurs communes », a déclaré Sylvie Minko-Mi-Etoua, secrétaire générale au ministère de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation.
Le souhait du ministère, suite à cet atelier, vise quatre objectifs : premièrement, démystifier l’intelligence artificielle et ses applications éthiques à travers la gouvernance et l’établissement des normes IA ; ensuite, initier une discussion constructive sur l’innovation éthique de l’IA ; puis, recueillir les contributions et perspectives issues de la diversité des points de vue, d’où découleront des propositions de résolutions pertinentes.
Cet atelier permettra au Gabon de poser les jalons pour l’élaboration d’une stratégie nationale de l’intelligence artificielle, d’une IA responsable, éthique, transparente et bénéfique pour tous.


























