C’est la question que de nombreux observateurs de la vie publique se pose ces derniers temps, au regard de l’incapacité manifeste de ces deux à faire déférer au parquet de Libreville, la procédure entre les mains de la DGR depuis plusieurs semaines. Jean Felix Mezui le directeur du Centre national d’édition et de délivrance des documents des transports (CNEDDT) et ses complices Steeve Bingagoye, Romuald Assoumou, Arthur Biyogho, Catherine Ndong sont mis en cause dans des détournements de fonds.
Il faut rappeler que le coordonnateur général des affaires présidentielles avait instruit le ministre de la justice pour que des enquêtes soient diligentées dans l’affaire des cartes grises, longtemps dénoncées par les syndicats. Le ministre de la justice, avait alors saisi le procureur de la République afin de prendre toutes les mesures pour mettre à la disposition de la justice toutes les personnes et les preuves qui entourent cette nébuleuse affaire.
Aussitôt dit, aussi fait, le procureur de la République avait alors instruit la DGR, pour diligenter toutes les investigations nécessaires pour que la vérité soit connue, que toutes responsabilités des personnes impliquées dans la production de faux documents et des malversations soient traduites en justice.
Depuis plus de deux mois les enquêteurs auraient terminé leurs investigations et les auditions des personnes concernées aussi bien au CNEDDT que parmi les syndicats.
Tout ce beau monde a été auditionné pendant des jours et de nombreux documents ont été mis à la disposition des enquêteurs qui ont consigné chaque acte posé par les intéressés. Les traces des altérations des numéros de châssis de chaque véhicules qui ont été opérées par chacun de ces mis en cause ont été retrouvées et consigné dans le rapport d’enquête. Mieux, des preuves de toutes les malversations auxquelles se sont livrées Jean Felix Mezui et sa bande sont bien visibles. On parle de la bagatelle somme d’environ 4 milliards de nos francs que les responsables du CNEDDT auraient détournés pour financer leur train de vie luxueux. D’ailleurs, les informations issues des investigations et de certaines langues qui commencent à se délier au CNEDDT disent que Jean Felix Mezui serait désormais assis sur un important patrimoine immobilier et automobile qu’il ferait louer.
Alors qu’est-ce qui justifie que depuis le 20 Avril dernier, le Procureur de la république n’ait toujours pas reçu les mis en cause au parquet ? Pourquoi après avoir compilé toutes les auditions et les preuves accumulées, le directeur général de la DGR, le Colonel Norbert Madjoupa ne défère toujours pas sa procédure ? Qu’est-ce qui explique ce retard dans une procédure déjà bouclée ? Voici, autant de questions auxquelles des réponses sont attendues dans l’opinion.

























