Ce secteur, de plus en plus prisé par des ressortissants étrangers et des nationaux opérant illégalement, sans crainte de représailles dans les zones reculées du pays où tout un chacun peut s’installer, s’avère très fructueux, attirant des regards de plus en plus indiscrets. Dix gabonais et onze ressortissants congolais s’adonnaient à l’orpaillage illégal à Bakoumba. Pris en flagrant délit par les éléments des forces de défense, ils ont été remis aux agents de la Direction générale des recherches (DGR), basée à Franceville, chef‑lieu de la province du Haut‑Ogooué.
À titre informatif, les ressortissants congolais sont en situation irrégulière sur le territoire national : arrivés en terre gabonaise par voie terrestre à travers la forêt, ils exploitent cette ressource naturelle en toute quiétude. Celui qui veut rentrer au Gabon fait ce qu’il veut. On serait tenté de demander si la sécurité aux frontières est seulement de nom?
Cette ressource naturelle pourrait être utilisée à bon escient pour le développement du pays, à l’heure où plusieurs chantiers sont entamés de part et d’autre. Mais certains s’enrichissent clandestinement, sans aucune traçabilité.
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Il faut que les autorités compétentes trouvent des voies sécuritaires afin que ce marché noir, qui devient de plus en plus prospère pour certains, cesse. Le Gabon a besoin de ces richesses. Il est plus qu’impératif aujourd’hui de protéger ce patrimoine.
Les indélicats surpris en pleine activité d’orpaillage illégal devront répondre devant la justice. Est‑ce que cela découragera ceux qui sont actuellement sur le terrain, en train de faire la même chose quelque part au Gabon? Il faut mettre en place des mesures drastiques pour que ce réseau d’orpaillage illégal prenne définitivement fin.

























