Le gouvernement gabonais, à travers le ministère de l’Environnement, a lancé ce lundi la Semaine nationale de l’Environnement, une vaste campagne de mobilisation citoyenne organisée simultanément dans plusieurs localités du pays. Cette initiative, qui s’inscrit dans le cadre des célébrations de la Journée mondiale de l’Environnement, vise à sensibiliser la population à la lutte contre la pollution plastique, une menace grandissante pour les écosystèmes gabonais. Pendant toute la semaine, l’objectif affiché est clair : changer le rapport des citoyens à l’utilisation du plastique, en particulier celui à usage unique.
Pour ce faire, une série d’activités concrètes a été déployée sur le terrain. Opérations de nettoyage des plages, des marchés et des quartiers, ateliers de fabrication d’objets à partir de matériaux recyclés, conférences publiques sur les alternatives au plastique, caravanes de sensibilisation dans les écoles et centres de formation, expositions d’éco-innovations locales… Tout a été pensé pour impliquer un maximum d’acteurs. ONG, collectivités locales, établissements scolaires, entreprises privées et simples citoyens se retrouvent ainsi au cœur de cette dynamique écoresponsable.
Dans les discours officiels, le ton est donné : le changement ne viendra pas uniquement des institutions, mais de l’implication de chaque Gabonais. « Ce n’est pas seulement une affaire de lois, c’est une affaire de conscience collective », a affirmé la ministre de l’Environnement lors de la cérémonie d’ouverture. À travers des programmes pédagogiques et des concours écologiques, les jeunes sont particulièrement ciblés, dans l’espoir de faire émerger une nouvelle génération plus soucieuse de son environnement.
Ce réveil écologique est d’autant plus urgent que les chiffres sont alarmants. Chaque année, des milliers de tonnes de déchets plastiques sont produites dans le pays, dont une large partie finit dans les cours d’eau, les forêts ou les zones côtières. Ce plastique, qui met des siècles à se décomposer, menace la biodiversité, pollue les sols et constitue un danger sanitaire pour les populations. Face à cette situation, la Semaine de l’Environnement apparaît comme un électrochoc nécessaire pour éveiller les consciences et initier des changements durables.
À l’issue de cette semaine, le ministère prévoit de publier un rapport national sur la gestion des déchets plastiques, accompagné de propositions concrètes. Parmi les pistes envisagées : la promotion des emballages biodégradables, le renforcement de la législation anti-plastique, la valorisation des filières de recyclage, et le soutien à l’entrepreneuriat vert. L’enjeu est de taille : poser les bases d’un modèle de développement plus respectueux de l’environnement, où chaque citoyen devient un acteur du changement.

























