Ce 15 mai 2025, l’Union pour la Démocratie et l’Intégration Sociale (UDIS) a organisé une conférence de presse à Libreville pour dénoncer le rejet de la demande de non-lieu formulée par les avocats de son président, Hervé Patrick Opiangah. Par la voix de son porte-parole Edmond Epoma, le parti a fustigé une décision qu’il qualifie de « juridiquement infondée » et de « nouvelle dérive d’une justice instrumentalisée ».
« Alors que nous attendions avec grand espoir que le Droit triomphe », a déclaré M. Epoma, « la Chambre d’Accusation a rejeté la demande de non-lieu […] dans le vase des rapports incestueux entre le Droit et la Politique ». Pour l’UDIS, cette décision traduit un acharnement « politique et judiciaire » contre un homme qui a pourtant « mis sa vie en danger pour libérer le Gabon ».
Le parti s’interroge ouvertement : « À qui profitera la mort politique, sociale, économique et même physique de Monsieur Hervé Patrick Opiangah ? » Avant d’ajouter : « Doit-il être l’agneau à absolument immoler pour le succès de la 5ème République ? »
L’UDIS reproche au Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, son silence face à ce qu’il décrit comme une « mascarade politico-judiciaire ». Alors que le président a prêté serment « à servir, protéger et unir tous les Gabonais », le parti souligne une contradiction flagrante entre ces engagements et le « mutisme effarant de la Première Institution du pays ».

Le rejet du non-lieu repose selon la justice sur l’absence de présentation de M. Opiangah devant le juge d’instruction. Une décision que l’UDIS juge « aberrante » au regard de l’article 163 du Code de procédure pénale, qui stipule que s’il n’existe aucune charge, « il n’y a pas lieu à poursuites ». Selon le parti, « la plainte a été déposée hors délai », « la présumée victime réfute totalement les faits » et « les charges sont inexistantes ».
« Ces magistrats […] ont donc perverti la loi et inventé le droit », dénonce le porte-parole de l’UDIS, estimant que cette affaire n’est qu’un « subterfuge destiné à manipuler l’opinion publique ».
L’UDIS affirme ne pas se taire tant que « les autorités judiciaires refuseront de dire le droit ». Le parti appelle le président Oligui Nguema à « passer de la parole aux actes » et à « honorer ses engagements républicains de pardon et de réconciliation nationale ». « Le temps du pardon […] est une obligation républicaine », conclut M. Epoma.

























