La pénurie d’eau à Makokou cause d’énorme dégâts depuis plusieurs mois rappelle les conséquences négligées des travaux publics mal coordonnés. Comme dans d’autres localités, les habitants subissent de plein fouet une interruption prolongée du service d’eau.
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Makokou n’est pas en reste. Comme plusieurs villes, elle connaît une pénurie d’eau depuis près de trois mois. La majeure partie du 2ᵉ arrondissement de Makokou est sans eau suite à la dégradation accidentelle des conduites de la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon. Cette situation intervient en plein travaux de réhabilitation des voies secondaires qui compromettent cette circonscription.
Sous le financement du Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI), l’entreprise Le Roi des Chantiers, chargée du projet, a lancé les travaux le 15 février dernier. L’axe SEEG-Andock, premier tronçon concerné, est au cœur de ce chantier. Cependant, l’évolution du réseau routier ne se fait pas sans contrariétés, affectant le quotidien des populations.
Les quartiers comme Essick, Nzing-Meyong et Mboula sont particulièrement touchés. La technique d’entretien de la chaussée et des accotements, effectuée par les bulldozers et niveleuses, a endommagé les conduites d’eau de la SEEG, selon L’Union. Dans plusieurs parties environnantes de ces quartiers de Makokou, la population, privée d’eau, se retrouve dans l’angoisse.
« Nous voulons bien que nos routes soient praticables, c’est l’une des choses que nous avons longtemps réclamées. Mais là, on a l’impression qu’on nous donne une chose d’une main et qu’on nous la reprend de l’autre », déclare Fulmine Ekaghé du quartier Mboula.
Coupés d’eau depuis trois mois, les habitants de Makokou se tournent vers des pratiques naturelles. Ils transportent l’eau dans des bidons depuis des fontaines publiques. « Cette situation nous pénalise beaucoup, surtout nous les mamans avec la douche des enfants, la lessive, les travaux ménagers et tout le reste. Ça va durer jusqu’à quand ? », s’interroge Yvette, du quartier Essick.
Le responsable du chantier a entamé une concertation avec la SEEG. « Pour ce cas-là, on s’est assis avec la SEEG, elle a reconnu que la conduite passe au milieu de la route… »
Ce cas, similaire à celui d’Alibandeng évoqué le 2 mai 2025, met en lumière la nécessité des études de terrain. Construire des routes ne doit pas priver les ménages d’eau, ressource vitale pour l’épanouissement humain.


























