Le Secrétaire général de la présidence de la République a annoncé ce 5 mai 2025 la nomination de Séraphin Moundounga au poste de Vice-Président de la République. Un choix qui s’inscrit dans la continuité de son engagement dans la refonte institutionnelle du pays.
Depuis son retour au Gabon en octobre 2023, après sept années d’exil en France, Séraphin Moundounga s’est imposé comme une figure centrale de la transition politique. Ancien ministre de l’éducation nationale et de la Justice, il avait été nommé président du Conseil économique, social et environnemental (CESE) de la Transition, un poste clé dans la restructuration des institutions gabonaises.
Lire aussi: À l’aube de l’investiture présidentielle, le CTRI remanie les hautes sphères de l’Etat
Fidèle à son parcours, Moundounga a joué un rôle actif dans la recomposition du paysage politique national. Après avoir occupé plusieurs fonctions sous la présidence d’Ali Bongo Ondimba, il avait rejoint l’opposition en 2016 avant de revenir sur le devant de la scène avec le soutien affiché à la junte militaire ayant mis fin à l’ancien régime. Ce positionnement lui a permis d’intégrer les nouvelles structures de gouvernance et de peser dans les orientations politiques du pays.
Lors d’une intervention devant l’Assemblée constituante, il avait plaidé pour une redéfinition du modèle politique gabonais, remettant en question l’héritage constitutionnel inspiré du système français. Il avait notamment mis en avant la nécessité de responsabiliser l’exécutif en s’éloignant du régime semi-présidentiel, prônant une gouvernance plus claire et efficace.
En sa qualité de président du CESE, Moundounga s’était déjà imposé comme un acteur clé des débats sur la séparation des pouvoirs et la rédaction de la nouvelle Constitution. Il insistait sur l’importance d’un équilibre institutionnel garantissant la stabilité tout en préservant les droits fondamentaux des citoyens. Sa nomination au poste de Vice-Président confirme la volonté des autorités de s’appuyer sur son expertise et son engagement en faveur d’un cadre politique renouvelé.
Cette nomination pourrait marquer un tournant décisif dans l’établissement des nouvelles structures de la République gabonaise. La consolidation du rôle de Moundounga au sein de l’exécutif illustre la stratégie du gouvernement visant à assurer une gouvernance plus inclusive et efficace.

























