Pana, chef-lieu du département de la Lombo-Bouenguidi, s’est mué en scène de drame le 30 avril 2025, frappé par une fatalité qui vient alourdir le poids des larmes et du deuil. Ce 30 avril 2025, Judicaël Antali, un abatteur chevronné opérant dans le périmètre de la Société forestière et industrielle de Koula-Moutou (SFIK), a perdu la vie sous la force implacable d’un arbre en chute libre.
Selon le quotidien L’Union, alors qu’il s’affairait à l’abattage méthodique d’un okoumé, le destin s’est cruellement invité dans l’ordonnancement précis de son geste. L’arbre, au lieu de suivre la trajectoire dictée par l’expérience et la prudence, a violemment heurté un arbre voisin, provoquant une réaction en chaîne fatale. Dans une tentative désespérée de fuir la menace imprévue, Judicaël Antali s’est retrouvé, malgré lui, dans la trajectoire d’un second arbre déraciné par l’impact. La masse imposante s’est abattue sur lui avec une brutalité inexorable, le frappant à la tête, scellant un destin en suspens.
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Ses collègues, alertés par le fracas sinistre de la chute, n’ont découvert qu’un corps inanimé, gisant entre les traces du labeur et les vestiges d’un combat perdu d’avance. Son souffle s’était déjà estompé, emporté par une dernière lutte vaine contre l’inévitable. Du sang perlait de sa bouche et de son oreille gauche, témoignage silencieux d’un choc impitoyable. Malgré la rapidité de l’organisation des secours, la mort avait déjà pris possession de la scène avant que l’aide humaine ne puisse inverser le cours du drame. Son corps a été acheminé à la morgue de Koula-Moutou par un véhicule de la SFIK, laissant derrière lui une famille brisée, un foyer amputé de son pilier.
Une tragédie de Pana qui s’inscrit dans l’interminable liste des disparitions anonymes, celles qui ne font pas les grands titres mais qui creusent des cicatrices profondes dans les cœurs endeuillés. Un accident qui, une fois de plus, rappelle que derrière chaque exploit forestier, derrière chaque tronc fendu par la précision du geste, subsiste une réalité brutale : celle du danger omniprésent et de la nécessité impérieuse de renforcer les mesures de sécurité pour préserver ceux dont les mains bâtissent, chaque jour, le socle d’une industrie implacable.

























