Le 2 mai 2025, un nouveau cap a été franchi au Gabon avec l’annonce solennelle, à la télévision nationale, de la dissolution du Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI). C’est le Colonel Ulrich Manfoumbi Manfoumbi qui a lu le communiqué historique, précisant que cette décision entrera en vigueur dès la prestation de serment du président élu, Brice Clotaire Oligui Nguema. Ce geste symbolique scelle le retour à un ordre constitutionnel civil.
Cette annonce survient peu après la publication du communiqué N°072, qui officialisait plusieurs nominations à l’hôtel de ville de Libreville, à l’Assemblée nationale et au Conseil Économique, Social et Environnemental de la Transition. Le communiqué N°073, quant à lui, marque la fin du CTRI et le redéploiement des militaires dans leurs garnisons respectives.
« Conformément aux dispositions de l’article 37 de la charte de la Transition, le mandat du Président de la Transition prend fin après l’investiture du Président issu de l’élection présidentielle », a déclaré le Colonel Manfoumbi Manfoumbi. Il a poursuivi en ces termes : « Dès lors, la prestation de serment par le Président de la République élu le 12 avril 2025 mettra fin à la Présidence de Transition et conduira comme s’y était engagé le Chef de l’État, au retour de l’ordre constitutionnel civil et, par conséquent, au retour des militaires dans leurs casernes qu’ils n’ont quitté que pour protéger le peuple et sauver la démocratie ».
À travers cette déclaration, l’armée gabonaise semble honorer sa promesse initiale de ne s’emparer du pouvoir que de manière provisoire, dans un but de restauration démocratique. La dissolution du CTRI acte donc la fin d’une période transitoire entamée après les évènements d’août 2023.
Enfin, le Colonel a précisé que, « au terme de l’article 171 de la Constitution du 19 décembre 2024, les deux chambres du Parlement de la Transition, la Cour Constitutionnelle de la Transition, le Conseil Économique, Social et Environnemental de la Transition et les Délégations Spéciales de la Transition demeureront en place jusqu’à leur renouvellement dans les conditions prévues par la Nouvelle Constitution ».










































