À moins de 48 heures de la cérémonie d’investiture du président élu, Brice Clotaire Oligui Nguema, le Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI) poursuit sa restructuration institutionnelle avec une série de nominations stratégiques.
Dans son communiqué n°072, rendu public ce jeudi 1er mai 2025, le CTRI annonce plusieurs changements majeurs au sein des instances étatiques, une démarche qui traduit une volonté affirmée de renouvellement et de dynamisation des organes de transition.
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Parmi les décisions les plus marquantes, Solange Ange Kiakie prend la présidence du Conseil économique, social et environnemental de la Transition, succédant ainsi à Séraphin Moundounga. Connue pour son engagement dans les causes sociales et environnementales, elle devrait insuffler une nouvelle dynamique, en phase avec les enjeux du développement durable et de la participation citoyenne.
Autre nomination notable du CTRI, Adrien Nguema Mba devient le nouveau délégué spécial de la Commune de Libreville, succédant au général Judes Ibrahim Rapontchombo. Un choix qui pourrait signaler une volonté de recentrage civil dans la gestion municipale, alors que les préoccupations des habitants en matière de gouvernance locale, d’assainissement et de services publics s’intensifient.
Le Parlement de la Transition voit également quelques changements. Therence Gnembou Moutsona remplace Elza Ritchuelle Boukandou en tant que député de la Transition, tandis que Desie Léance Alexis Brandy Akin Koussou prend la succession de Gérard Ondjiambi Onguia.
Ces ajustements institutionnels du règne du CTRI interviennent dans un contexte où l’attention nationale est focalisée sur l’investiture présidentielle, et ils semblent traduire une volonté de renouveau et d’adaptation aux défis politiques à venir. Certains observateurs y voient une stratégie visant à moderniser l’architecture institutionnelle et à renforcer son inclusivité, en prévision d’une transition qui aspire à refléter une gouvernance plus cohérente et représentative.
Alors que ces nominations suscitent déjà de vives réactions au sein de l’opinion nationale, elles pourraient préfigurer les grandes orientations politiques du futur président, déterminé à façonner un environnement institutionnel en adéquation avec les attentes des Gabonais et les impératifs du développement.


























