Les étudiants de l’École nationale d’art et de manufacture (ENAM) sont montés au créneau ce mardi 22 avril 2025, dans l’enceinte de leur établissement, avant de barricader, un temps soit peu, la voie nationale 1 pour se faire entendre. Ces derniers, ayant trouvé cet ultime moyen de communication, n’ont laissé passer aucun véhicule, dans l’optique de revendiquer les sept mois de bourses impayées. Ce mouvement a naturellement attiré l’attention des automobilistes et des riverains curieux de s’enquérir de la situation.
La police, alertée, est aussitôt intervenue pour rétablir l’ordre public. Elle a fait usage de gaz lacrymogènes, selon Gabon Actu, dans le but de disperser les grévistes, prêts à en découdre pour se faire entendre par les autorités compétentes.
Les étudiants, dépourvus de ressources financières pour acheter le matériel didactique, ne savent plus à quel saint se vouer. « Après un semestre en un mois et demi, on n’a rien reçu, alors que notre matériel didactique, pour mieux apprendre, coûte excessivement cher. C’est une école d’art », a décrié un étudiant dans la foulée.
Sans informations claires et précises de la part de l’administration concernant le paiement, les étudiants n’ont trouvé d’autre moyen que celui-là, a ajouté un gréviste.
La police dépêchée pour remettre de l’ordre a brutalement réprimé les étudiants, qui ont dénoncé ce fait : « Ils nous ont brutalisés comme si on était des criminels. Ce n’est pas normal. Le Gabon, c’est aussi notre pays », a exprimé une étudiante frustrée par le comportement des forces de l’ordre.
L’École nationale d’art et de manufacture (ENAM) serait-elle oubliée par les autorités compétentes ? Certains étudiants de cette école vivent uniquement des bourses. Sept mois impayés, c’est trop. Comment font-ils pour survivre ? Comment pourrait-on expliquer ce fonctionnement ? Espérons que ces questions trouvent rapidement des solutions pour pallier cette problématique.

























