Invité sur le plateau organisé par la Haute Autorité de la Communication (HAC) dans le cadre du programme électoral « 1 Candidat, 1 Projet », Alain Claude Bilie-By-Nze, candidat à la présidentielle du 12 avril 2025, a livré une série de déclarations lourdes de sens sur les événements du 30 août 2023. Il a notamment évoqué une possible implication française dans le renversement du régime d’Ali Bongo Ondimba.
Interrogé par la journaliste Larisca Laure Memengui Ossaga au sujet de l’influence occidentale sur le président de la transition, Bilie-By-Nze a répondu avec fermeté :
« Je n’insinue rien. Je constate. Je constate que le président actuel a été coaché dès le début par les chancelleries occidentales à Libreville. »
Face à l’insistance de la journaliste, il précise :
« Mais je suis en train de vous parler, qui lui ont dit ce qu’il faut dire, qu’ils lui ont dit de ne surtout pas proclamer la rupture avec la France. Il ne faut pas se rapprocher de telle autre puissance il faut dire ceci. Il faut dire cela. Il a récité. »
Dans un ton solennel, le candidat poursuit en affirmant disposer de preuves concrètes :
« Madame, je suis devant vous et devant les Gabonaises et les Gabonais. Vous me voyez en train de dire une telle chose sans avoir d’éléments. (…) Le 30 août 2023 à 14 h, l’ambassade de France, Monsieur Alexis Lamek est venu voir le Général Oligui Nguema dans son bureau lui porter un message de l’Élysée, le 30 août 2023 à 14h. »
À la question de savoir s’il était témoin de cette entrevue, Bilie-By-Nze rétorque : « Madame je vous parle et si quelqu’un peut dire le contraire de cela, les archives de l’ambassade de France sont là et les archives de la Présidence sont là. »
Une sortie médiatique qui, à quelques jours du scrutin, pourrait raviver les spéculations sur le rôle jouer par la France dans le coup d’État qui a renversé Ali Bongo Ondimba le 30 août 2023.

























