Le 20 mars 2025, le directoire de l’Union pour la Démocratie et l’Intégration Sociale (UDIS) a tenu une conférence de presse à son siège d’Owendo. Par la voix de son porte-parole, Edmond Epoma Ngadi, le parti a exprimé une inquiétude profonde face à ce qu’il qualifie de dérive politico-judiciaire visant son président, Hervé Patrick Opiangah en citant Che Guevara.
Dans une adresse grave et solennelle, M. Epoma Ngadi a évoqué “l’obligation morale de dénoncer une injustice sociale et politique inacceptable dans un État qui se réclame de droit”. Il a notamment fustigé une “mascarade funeste rejetée par les dieux eux-mêmes” visant à “sacrifier un homme pour avoir exprimé librement une opinion politique dans un contexte démocratique”.
Selon lui, le président Opiangah est la cible d’une traque injuste depuis qu’il a appelé à voter “NON” lors du référendum du 16 novembre 2024. Il rappelle que cet homme d’affaires, “capitaine d’industrie accompli”, dirige la holding HPO & Associés, dont les activités – agroalimentaire, transport, BTP, santé, immobilier – ont généré des milliers d’emplois depuis près de 40 ans.
“Voici l’homme”, martèle Edmond Epoma Ngadi, “promoteur d’un rêve gabonais bâti à fonds propres, créateur de richesses et soutien d’une économie locale résiliente”. Il ajoute : “Doit-on, par jalousie et calculs partisans, vouer aux gémonies un homme dont le seul tort est d’avoir pensé autrement ?”
L’UDIS interpelle directement le président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, à qui il rappelle sa foi chrétienne et son engagement envers la justice sociale. Il cite la Doctrine sociale de l’Église : “La famille est un acteur essentiel de la vie économique […] orientée par la solidarité” (DSE, n°248).
“Depuis quatre mois, des milliers de familles gabonaises ne perçoivent plus de salaire en raison de la fermeture des entreprises de M. Opiangah”, déclare le porte-parole. “Quel père de la Nation pouvez-vous être, en demeurant insensible à leur détresse ?”
Enfin, l’UDIS annonce avoir saisi le ministère de l’Intérieur pour organiser marches et sit-in pacifiques, et en appelle à la communauté nationale et internationale. “On commence à mourir quand on commence à se taire face à l’injustice”, conclut-il, citant Che Guevara dans cette affaire d’Hervé Patrick Opiangah.


























