Ce 13 mars 2025, l’Union pour la Démocratie et l’Intégration Sociale (UDIS) a dénoncé « l’acharnement judiciaire » contre son président, Hervé Patrick Opiangah, lors d’une conférence de presse organisée au siège du parti sis à Owendo. Son porte-parole, Edmond Epoma Ngadi, a pointé de graves violations de procédure et l’absence de preuves justifiant son exil forcé. Face à cette injustice, l’UDIS envisage d’intensifier sa mobilisation pour exiger le rétablissement des droits de son leader et le respect de l’État de droit.
Dès l’entame, Edmond Epoma Ngadi a rappelé avec gravité que son parti ne saurait rester silencieux face à une dérive judiciaire aussi manifeste : « Nous ne lâcherons rien tant que l’opprobre jeté sur notre leader ne trouvera pas une résolution juste et équitable. »
Une procédure marquée par des irrégularités
Revenant sur les faits, l’UDIS souligne une succession de vices de procédure et d’actions arbitraires. L’affaire débute par une convocation de Hervé Patrick Opiangah le 20 novembre 2024, suivie d’une autre, pour le lendemain. Mais la nuit même, une intervention brutale a lieu à son domicile : « Une escouade des Forces de Défense et de Sécurité, accompagnée d’activistes, a fait irruption sans mandat, emportant argent, bijoux et documents. »
Cet usage disproportionné de la force interroge. Pourquoi une telle violence pour une simple affaire de mœurs supposée ? Qui a autorisé une unité spécialisée, la DGSS, censée protéger l’État contre des menaces majeures, à intervenir dans un dossier privé ?
Une justice instrumentalisée et des abus de pouvoir
L’UDIS accuse la justice gabonaise d’avoir fabriqué une affaire de toutes pièces : « Le Procureur de la République s’est rendu coupable de parjure en déclarant qu’une plainte avait été déposée avant le 14 novembre 2024, ce qui s’est avéré totalement faux. » L’UDIS a en effet prouvé, par exploit d’huissier, qu’aucune plainte n’existait au moment des faits. Ce n’est que le 25 novembre, après les exactions, qu’une plainte a été introduite, révélant une opération orchestrée en amont.
Pire encore, Elisabeth Opiangah, la principale concernée, a publiquement dénoncé des accusations mensongères : « Les faits allégués contre mon père – attouchements, inceste, viol – sont totalement infondés. » Malgré ce démenti, elle a été placée en garde à vue pendant cinq jours, un traitement inédit pour une victime présumée.
Un scandale aux dimensions politiques
L’affaire prend une ampleur nationale. La Holding HPO & Associés, entreprise de Hervé Patrick Opiangah, a été fermée illégalement par des agents des services spéciaux, sans mandat judiciaire. « Quel est le lien entre une supposée affaire pénale et la confiscation des biens d’un citoyen respectueux des lois ? » s’interroge l’UDIS.
Face au silence du Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, et à l’absence de réponses des institutions judiciaires, l’UDIS exige une clarification : « Sommes-nous encore dans un État de droit ou assistons-nous à une dérive autoritaire ? »
Vers une mobilisation populaire
L’UDIS, après avoir saisi toutes les instances judiciaires et politiques du pays, annonce un tournant dans son combat : des sit-in et des marches pacifiques seront organisés pour exiger le retour de leur président et la fin des abus judiciaires.
« Nous avons épuisé les voies de recours légales. Devant l’inertie des autorités, nous prenons nos responsabilités pour défendre la justice et la démocratie au Gabon. »
Face à ce qui pourrait devenir un scandale d’État, la réponse du gouvernement est désormais attendue.











































