Dans une déclaration concise publiée ce dimanche 2 mars, Max Olivier Obame, porte-parole de la présidence, a formellement démenti les informations circulant sur les réseaux sociaux au sujet de la démission du président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, de l’armée.
« Une rumeur de plus en plus insistante, devenue virale, dans tous les réseaux sociaux et toutes les plateformes numériques, fait état de la démission du président de la République, le Général de Brigade Brice Oligui Nguema. La Présidence de la République dément formellement », a-t-il déclaré.
Cette mise au point intervient après une apparition très remarquée du chef de l’État, samedi, au stade de l’Amitié d’Angondjé. Arborant son treillis militaire et brandissant le drapeau national, son tour du stade a été perçu comme un possible adieu à l’armée. Une interprétation qui a rapidement enflammé la toile, malgré le démenti officiel. Mais pour combien de temps encore ?
Le président lui-même a laissé planer le doute avec ses propres propos : « J’ai entendu vos appels, je vous ai écoutés et croyez-moi, je vous ai compris. J’ai pris acte et je reviendrai pour répondre dans les tous prochains jours ». Une déclaration qui alimente encore davantage les spéculations sur son éventuelle mise en disponibilité, indispensable s’il souhaite briguer un mandat lors de la présidentielle du 12 avril 2025.

En effet, le Code électoral gabonais impose des conditions strictes pour l’éligibilité des militaires et magistrats. Son article 190 précise que « ne peuvent être acceptées, pendant l’exercice de leurs fonctions, sauf démission ou mise en disponibilité préalable, les candidatures des personnes suivantes : le personnel de commandement et les auxiliaires de commandement, les magistrats, les comptables publics principaux, les officiers généraux, officiers et sous-officiers de toutes les forces de sécurité et de défense ».
La date limite pour le dépôt des candidatures étant fixée au 8 mars 2025, le président Oligui Nguema devra inévitablement trancher très prochainement sur son statut militaire. Un maintien dans l’armée au-delà de cette échéance poserait un sérieux problème de conformité avec la loi électorale.
Ainsi, bien que la présidence ait voulu calmer le jeu avec ce démenti, la question du départ d’Oligui Nguema de l’armée reste entière et devrait trouver une réponse dans les prochains jours.

























