Dans une tribune libre, le Révérend Prophète Max Alexandre Ngoua, Sociologue de religions, vient apporter son analyse sur la problématique devenue plus qu’embarassante des délestages de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG). Lecture !
Le trouble à l’ordre public, selon le droit français, est une atteinte soit aux libertés, soit à la quiétude ou à la paix d’autrui. Sur ce dernier aspect, « une atteinte à la quiétude d’autrui », cet autrui aujourd’hui, c’est le peuple gabonais. Oui, au regard des nombreuses coupures d’électricité, la quiétude de ce peuple est troublée avec :
Les denrées alimentaires qui pourrissent ;
L’insécurité galopante : l’obscurité favorise le vol et les braquages ;
La destruction des appareils ménagers ;
Les malades sous oxygène en service de réanimation dans nos hôpitaux et cliniques sans générateurs de relais… ;
Les laboratoires, incapables de rendre les résultats d’analyses à temps pour la prise en charge des patients, sans oublier la perte criante des réactifs lorsqu’une coupure non signalée survient alors que des analyses médicales sont en cours et sont ainsi interrompues.
Que diable ! Qu’avons-nous fait au bon Dieu pour vivre un tel enfer dans un pays supposé béni !?
Dame SEEG doit être traînée devant les tribunaux et dédommager tous les consommateurs.
De l’impuissance du CTRI face aux entités aquatiques représentées Mami-Wata ?
La représentation du logo de la SEEG par la tête d’une femme en civil illustre l’entité aquatique qu’est la reine des côtes (Mami-Wata) ou la sirène des eaux, c’est selon.
D’ailleurs, notre emblème national de la maternité allaitante est lourd de sens !
En effet, l’avènement au pouvoir du CTRI s’est illustré par le rituel des pygmées lors de l’investiture de SE, le Président de la République.
Ce rituel s’est vu renouvelé par les mêmes pygmées lors de la célébration du premier anniversaire du coup de libération ou d’État, c’est selon.
Or, les pygmées sont un peuple de la forêt.
Le logo de la Garde Républicaine (GR), corps qui a opéré le coup d’État ou de libération, est l’image de la tête de la panthère noire, une espèce animalière vivant en forêt et faisant ainsi référence aux esprits des forêts.
Nous avons donc deux forces en présence :
Les esprits des eaux, représentés par la SEEG ;
Les esprits des forêts, représentés par le CTRI.
Aussi puissant et fort que puisse être la panthère (logo de la GR), elle reste un gros chat ou félin.
Il existe un dicton qui dit : « Les chats n’aiment pas l’eau. » Sommes-nous face à la réalité de ce dicton ?
À maintes reprises, le Chef de l’État, lors d’une convocation au Palais, a haussé le ton face aux agents de la SEEG… les coupures sont toujours là !
Le Chef de l’État a menacé d’écarter le ministre de l’Énergie lors d’un meeting… les coupures sont toujours là !
Le Chef de l’État a limogé des directeurs généraux… les coupures sont toujours là !
Le Chef de l’État a injecté des sommes considérables dans l’achat de générateurs et d’autres infrastructures, mais hélas… les coupures sont toujours là !
Dirions-nous, comme François Mitterrand :
« On a tout essayé » ?
Si l’indocilité manifeste de l’entité aquatique Mami-Wata, via la SEEG, face au CTRI (les militaires) est patente, est-ce devant des civils que Dame SEEG aurait peur ?
Alors, que faut-il faire ?
J’implore les autorités du CTRI de s’investir dans la restauration des institutions énergétiques, en prenant le taureau par les cornes, afin de ramener la sérénité au sein du peuple gabonais.
Comme le dit JJ Nang :
« La seule solution viable est de repartir de zéro, comme en 1994, en engageant un reengineering global, direction par direction, activité par activité.
Il faut nettoyer en profondeur, rétablir des indicateurs de performance à tous les niveaux et, surtout, faire preuve de transparence. »
En effet, il n’y a aucune honte à reconnaître ses erreurs.
Prendre exemple sur le Sahel (Mali, Burkina Faso, Niger), où la transition met l’accent sur le changement et la transformation des conditions de vie et de travail des citoyens, afin de maintenir la tranquillité, la cohésion sociale et l’unité nationale.
Oeuvrer à l’avènement d’une seconde société d’eau et d’électricité concurrentielle de la SEEG qui jusqu’ici a le monopole.
Mon intercession demeure intacte dans mon soutien aux autorités afin que l’essor vers la félicité ne soit pas un mythe mais une réalité.
Aussi, qu’elles fassent preuve d’humilité et reviennent à Dieu, comme ce jour marquant du 31 août 2023, où elles sont apparues en prière lors de leur premier Conseil militaire.
Max Alexandre NGOUA
Révérend Prophète
Sociologue
Officier dans l’Ordre National du Mérite Gabonais
Coordinateur général de l’Observatoire Chrétien pour la Paix
Lt-Colonel d’Aumônerie Internationale de l’AIA-FO











































