L’homme de Dieu qu’il est, le prophète et sociologue, Max Alexandre Ngoua, vient dans une Tribune Libre parvenue à notre Rédaction fustiger une politique éducative qui consiste à la destruction de l’école et l’anéantissement de l’instruction. Il vient tirer la sonnette d’alarme chez les dirigeants pour changer de trajectoire pour un avenir meilleur de la jeunesse et une paix pérenne pour tous. Lecture !
La Bible déclare :
« Pour l’amour de Sion (la jeunesse) je ne me tairai point, Pour l’amour de Jérusalem (Gabon) je ne prendrai point de repos, Jusqu’à ce que son salut paraisse, comme l’aurore, Et sa délivrance, comme un flambeau qui s’allume ». Cf: Ésaïe 62:1
INTRODUCTION :
La Sentinelle Prophétique et le Sociologue que je suis ne saurai rester silencieux quant aux événements à venir. Permettez-moi d’exprimer à haute voix mon ressenti, car j’ai un devoir devant Dieu celui de prier, d’intercéder, de m’interroger, de réfléchir puis de parler en sa présence tel un héraut.
Notre défunt président Omar Bongo Ondimba a toujours clamé haut et fort que, je cite: « la jeunesse est Sacrée ». Tenir pareils propos pouvait signifier le caractère divin que revêtait jadis la jeunesse gabonaise. En effet, ce caractère divin qui reposait sur la jeunesse gabonaise, constituait le futur changement positif du pays. Et c’est à juste titre que l’homme politique, avocat et ex président de l’Afrique du Sud, Nelson MANDELA (1918-2013) a dit: » L’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde. »
Cependant, la classe politique gabonaise dans son ensemble y compris les institutions républicaines ont décidé comme politique éducative la destruction de l’école et la destruction de l’instruction. Or, l’artiste, écrivain, Poète, Romancier français Victor Hugo (1802 – 1885), a dit, je cite: « L’éducation, c’est la famille qui la donne et l’instruction, c’est l’Etat qui la doit ».
- DÉVELOPPEMENT :
En effet, les années 50,60, 70,80 et fin 90 l’école (l’instruction) était considérée comme le vecteur favorisant la mobilité sociale.
Oui l’enseignement général tout comme professionnel et technique offrait à la jeunesse, la perspective de se construire un projet d’avenir en confiance et nullement l’imaginaire du bureau construit et vendu aux populations par la classe politique elle-même.
2-1. Déprogrammation de l’idéologie de l’effort ?
Oui le gabonais était un brave agriculteur, cultivateur, pêcheur et commerçant. A titre d’exemple nos parents et grands-parents qui pour certains alliaient l’instruction et la connaissance du terroir. Le pseudo fainéantisme dans lequel le politique a voulu circonscrire la jeunesse gabonaise, relève purement d’une construction idéologique visant à tuer l’indépendance économique du citoyen pour l’avilir dans la mendicité face à l’Etat, le rendant ainsi vulnérable à une vie facile et au divertissement à outrance (groupe d’animation, les méga-concerts géants à répétition, festival ou carnaval brésilien, courses de moto avec des strip-teaseuse etc.) sans la construction des nouvelles écoles primaires (après celle de Paulette Missambo), des collèges, lycées et pire d’universités.
Jadis, la communauté internationale et précisément via l’Unesco, désignait le Gabon comme ayant en Afrique Subsaharienne et Centrale, l’un des taux le plus élevé d’alphabétisation et de scolarisation de sa jeunesse, aujourd’hui le Gabon est l’un des pays à avoir un fort taux élevé en matière de déperdition scolaire élevé.
Par exemple, lorsque l’on le cursus scolaire de 50 élèves partant du CM2 en Terminale, à peine seulement 8 sinon 10 élèves y parviendront. Le professeur Mesmin SOUMAHO, Sociologue et spécialiste en éducation en dit davantage dans ses publications. Mais pourquoi autant d’échec scolaire ?
2-2. Une volonté politique non avouée?
Outre les autres causes qui peuvent être brandîtes, il faut beaucoup d’humilité pour reconnaître aussi que la réponse se trouve dans la volonté du politique car cette jeunesse qui d’antan bien formée et instruite, menacerait semble-t-il leur « Nomenklatura » de la reproduction sociale décrite par Raymond Boudon dans son ouvrage « L’inégalité des chances: la mobilité sociale dans les sociétés industrielles ».
Toujours les enfants des mêmes familles et autres familles amies aisées remplaçants leurs parents aux commandent des leviers de la gestion de l’Etat tout en veillant à ce que les enfants des pauvres demeurent plus pauvres que leurs parents.
Et c’est dans ce schéma de pensée que c’est créé ce que certains appellent LA MAPANISATION.
2-3. Qu’est-ce que la Mapanisation ?
La Mapanisation est une construction sociologique du mot Mapane propre au Gabonais pour décrire l’univers des quartiers sous-intégrés, pauvres, fief de l’insécurité et du trafic de chanvre indien et d’autres vices. L’auteur gabonaise Sona Nkoro-Nguéma dans son livre « Moi NTSAME, la filles des Mapanes » aux éditions l’harmattan en parle longuement de l’impuissance ou le manque de volonté des pouvoirs publics à transformer cet écosystème.
Au contraire, le politique dans son ensemble précarise la jeunesse en détruisant l’école (effectifs pléthoriques, absence de constructions des infrastructures académiques, les violence s scolaires, paupérisation du métier d’enseignant, des exclusions de masses…) ayant pour conséquence accroissement exponentiel du chômage. Il va veiller à ce que la transformation des conditions de vie et de substances des populations des Mapanes ne changent pas car pour dominer un peuple il faut le précariser, l’affamer afin qu’il soit toujours ramènera à son ventre et non à son cerveau.
2-4. À qui profite cette Mapanisation ?
Le politique (majorité et opposition) n’œuvrera pas pour cette population pauvre car en demeurant ainsi, elle leur servira toujours de terreau ou de base pour leurs basses besognes et de bœufs votants lors des joutes électoraux parce que comme disait l’anthropologue gabonais Émilie MBOT: « Chacun a son pygmée. Et une personne est toujours le pygmée de quelqu’un »…bref.
2-5. La création flagrante du prolétariat des jeunes.
Hélas, nous assistons là de façon criarde, à la formation d’une classe de prolétaires.
Et l’analyse marxiste s’y prêterait bien car d’un côté nous avons la bourgeoisie politique et de l’autre le prolétariat qu’est le peuple du Mapane.
Et ce peuple se retrouve privé de pain et d’école. Or Georges Jacques Danton disait : « Après le Pain, l’éducation est le premier Besoin d’un Peuple « .
- a) Sonnette d’alarme
C’est en cela que je viens sonner l’alarme et dire: attention !
IL y a un peuple qui se forme, peut-être il paraît dérisoire et faible d’apparence, mais d’ici ma montagne de prière, j’entends une grogne.
Ne l’entendez-vous pas ? Assurément non car l’épaisseur des murs de vos salons feutrés vous rendent-ils si Hypoacousiques ?
Mais qu’est-ce que j’entends ?
J’entends ce qui suit: << Lorsque que le pouvoir politique dans ses simulacres, cultive avec art :
– une vie dissolue,
– une arrogance,
– dilapidant au passage sans frénésie l’argent,
– les ressources dont il a la charge en vue du développement et du progrès social pour tous… il est plus qu’impérieux pour tout jeune gabonais qui ne peut se dissocier des enjeux actuels, du combat actuel, de prendre le Mapane.
Ainsi, face au mépris affiché du pouvoir, face à l’absence des réponses institutionnelles aux véritables problèmes de la jeunesse Gabonaise, tout jeune gabonais a le droit, voire le devoir, de se révolter tout en aspirant à la mise en place des véritables politiques qui prennent en compte les conditions de vie misérables, la paupérisation de l’ensemble de la jeunesse gabonaise >>.
- b) Un éveil de conscience est-il en marche ?
Car comment une telle jeunesse qui est :
– assassinée
– précarisée
– chômeuse
– devenue Bangando (Les voyous ou Bad boys)
– non-scolarisée
– SDF
– diplômée et enquête d’un emploi introuvable
– dévergondée
– droguée
– violée
– harcelée
– violentée
– tueuse
– affamée
– prostituée
…sera-t-elle convaincue à se faire vacciner ? Même si l’on nargue que le vaccin est pour les personnes à risque.
Cette jeunesse est devenue aphone aux discours de la politique – politicienne de tous bords politiques.
2-6. Une aurore semble se lever
Méprenons-nous, cette jeunesse à des aspirations, des rêves et réalise sa force sociologique.
Et à cet effet, les films à succès comme:
– Jacquou Le Croquant du réalisateur français Laurent Boutonnat en 1969 (seuls les anciens savent )
Les livres comme:
– Germinal, un des romans célèbres de l’écrivain français Émile Zola publié en 1885.
Ou aussi comme:
– Les Bouts de bois de Dieu de l’écrivain sénégalais Ousmane Sembène paru en 1960.
Et d’autres références similaires et bien sûr les informations et les infox des réseaux sociaux commencent a avoir une forte sonorité auprès de cette jeunesse Gabonaise qui se revendique un peu plus panafricaniste.
D’ailleurs la Bible dit : « Trois choses font trembler la terre, […] Un esclave qui recouvre sa liberté et vient à régner, Un insensé qui est rassasié de pain ». Cf. Proverbes 30:21-22
EN CONCLUSION :
Je dirai que, l’analyse marxiste nous dit que, celle qui fait l’histoire, ce n’est pas la classe de la bourgeoisie, politique soit-elle mais c’est plutôt la classe du prolétariat.
Si la colonisation portait en elle-même les germes de sa propre destruction par l’école, alors le politique planifiée de la Mapanisation de la jeunesse telle une servitude, porte en elle même, les germes du bouleversement d’un pays.
Il y a urgence tous les pouvoirs publics se mobilisent autour de ces grands corps malades que sont l’école gabonaise et la jeunesse. Et réalité la pseudo » paix de brave » doit s’arrimer autour de ce sujet.
Outre l’instance des pouvoirs publics, l’Eglise et les intellectuels Chrétiens doivent jouer participation en créant des assises en vue des propositions solutionnelles concrètes pour la réconciliation de la jeunesse avec son idéal, avec la République et avec Dieu.
Que Dieu bénisse Son ÉGLISE,
Que Dieu bénisse le Gabon,
Que Dieu bénisse la jeunesse Gabonaise,
Et Que Dieu bénisse nos Institutions républicaines.
PROPHÈTE
MAX ALEXANDRE
NGOUA
Chevalier dans l’Ordre
National du Mérite Gabonais.

























