La bataille des semi-conducteurs entre la Chine et l’Occident cristallise une technologie méconnue du grand public . Ce procédé, qui permet de graver des circuits microscopiques sur le silicium, représente la clé de la production des puces modernes.
Le néerlandais ASML règne aujourd’hui sur ce marché stratégique des semi-conducteurs avec ses machines ultrasophistiquées. Pour contester cette hégémonie, la Chine mobilise 37 milliards d’euros et mise sur son champion national SMIC.
L’objectif : développer des équipements de lithographie made in China capables de rivaliser avec le savoir-faire européen.
Le Huawei Mate 60 Pro a marqué un tournant dans cette quête d’indépendance. Malgré les sanctions américaines, ce smartphone intègre des puces avancées de fabrication chinoise, démontrant les progrès techniques de la Chine dans le secteur semi-conducteurs.
Alors qu’ASML affine sa technologie EUV High-NA pour produire des circuits sous les 2 nanomètres, la Chine muscle son industrie pour réduire l’écart technologique.
Cette montée en puissance redessine les rapports de force mondiaux, transformant les semi-conducteurs en baromètre de la puissance économique et militaire des nations ce que la Chine a compris.
L’avenir du silicium se joue en Chine
La maîtrise des semi-conducteurs détermine désormais la hiérarchie des puissances mondiales. Le plan d’investissement chinois témoigne de l’importance cruciale de ces composants pour l’autonomie stratégique des États.
Au-delà du duel SMIC-ASML, cette initiative révèle la détermination de Pékin à conquérir son indépendance dans un secteur vital.
L’industrie des semi-conducteurs devient ainsi le théâtre d’une compétition technologique qui façonnera les équilibres géopolitiques des prochaines décennies entre l’empire du milieu et l’Occident dans sa globalité.


























