Depuis la semaine écoulée, l’association Prison et Hôpital pour Jésus-Christ (PHJS) a lancé une session de formation en électricité bâtiment et en froid et climatisation pour les détenus de la prison centrale de Port-Gentil. Cette initiative particulière s’étendra sur une durée de trois mois. Pour cette organisation chrétienne, il s’agit de mettre en œuvre un principe fondamental de la foi chrétienne : aider son prochain.
L’objectif principal de cette formation de l’association PHJS est de permettre aux participants d’acquérir des compétences professionnelles afin de mieux s’adapter à la vie après leur sortie de prison. La réinsertion des ex-prisonniers dans la société reste un défi majeur. Si certains réussissent à s’intégrer, d’autres éprouvent des difficultés à bénéficier d’un véritable suivi pour une adaptation réelle.
Cette session de formation représente donc une véritable opportunité pour de nombreux hommes et femmes ayant passé du temps en détention. L’association PHJS prend à cœur la question de la réinsertion des jeunes prisonniers de la prison centrale de Port-Gentil, afin de leur offrir une chance de meilleure vie après leur réclusion.
C’est ainsi qu’une vingtaine de prisonniers participent à ce programme, avec des séances hebdomadaires : le mercredi pour l’électricité bâtiment et le jeudi pour le froid et climatisation, pour seulement deux heures de cours. Dispensés par un personnel qualifié et volontaire, l’objectif est de transmettre aux détenus de solides connaissances et compétences.
Pour Sostina Ndoumou, responsable de l’association PHJS, c’est une seconde chance qui est offerte à ces jeunes détenus. « La formation vise la réinsertion des détenus. C’est pour leur permettre d’acquérir un métier et de se prendre en charge après leur sortie », a-t-elle expliqué.
À noter que cette formation sera sanctionnée par la remise d’une attestation à chacun des participants. « Cela prouvera qu’ils ont été formés et qu’ils possèdent des compétences reconnues, ce qui augmentera leurs chances de réinsertion dans la société », souligne Sostina Ndoumou. À travers cette initiative, l’association PHJS espère contribuer à la réduction du taux de récidive.
L’association PHJS s’inscrit dans la démarche chrétienne de venir en aide à son prochain, à l’image du Christ. Cette session de formation représente un soutien précieux aux efforts déjà déployés par le Gabon dans le domaine de la réinsertion. Nous ne pouvons que souhaiter que tout se déroule bien et que les vingt participants sortent pleinement outillés de cette expérience enrichissante.
Par Max Delys Robaky


























