Le mercredi 15 janvier 2025, aux abords paisibles de Zang-Name, le fracas de l’abus retentit, tel un orage brisant la quiétude. Des ouvriers, investis dans la construction de toilettes modernes commandées par un fils du village, virent leur travail brutalement interrompu. Sieur K. D., flanqué de deux jeunes recrues de la Garde Républicaine (GR), surgit tel un fauve en colère, ordonnant l’arrêt immédiat des travaux. Dans une parodie grotesque d’autorité, des menottes furent brandies et des menaces d’arrestation proférées, rappelant davantage les méfaits de miliciens que le rôle de protecteurs du citoyen.
Informé depuis Libreville, le propriétaire du terrain se hâta de rejoindre le village pour constater l’absurdité des accusations. Après enquête, il apparut que les toilettes modernes ne se situaient pas sur le terrain disputé, mais sur un espace toujours utilisé pour des latrines traditionnelles depuis des décennies. Pourtant, la mère de la famille voisine refusa tout dialogue, préparant le terrain pour une escalade.
Le lendemain, jeudi 16 janvier, à 14h, K. D. revint avec quatre collègues, tels des guerriers venus imposer leur loi. Sans scrupules, les membres de la GR brutalisèrent les ouvriers, détruisirent les matériaux et semèrent la terreur dans ce coin tranquille. La violence fut leur langage, et le trafic d’influence, leur arme. Pire encore, un chef de village, soumis à cette démonstration de force, émit une convocation absurde contre le propriétaire lésé.
Cette mascarade met en lumière une question cruciale : les enquêtes de moralité pour intégrer les forces de défense sont-elles encore rigoureuses ? La crédibilité de la Garde Républicaine vacille sous le poids de ces abus. Depuis la prise de conscience nationale du 30 août 2023, où le Chef de l’État dénonça ces dérives à Franceville, la population attend des mesures fortes.
La noblesse du pouvoir militaire réside dans la protection, non dans l’oppression. Il revient au commandement de redorer son blason en éradiquant ces comportements indignes. Car dans chaque abus, c’est l’État qui vacille, et dans chaque injustice, c’est la confiance du peuple qui s’effrite.
À suivre…


























