Depuis le vendredi 6 janvier 2025, de nombreux jeunes Gabonais s’activent pour réunir l’ensemble des documents nécessaires afin de passer le concours des instituteurs prévu les 11 et 12 mars 2025. L’âge limite fixé à 38 ans avait été pour plusieurs une occasion à ne pas rater. Cependant, cette opportunité de servir le pays semble désormais fermée pour les potentiels candidats âgés de 36 à 38 ans.
Selon un récent décret, seuls ceux ayant 35 ans maximum pourront passer ce concours, balayant ainsi la mesure exceptionnelle de 38 ans. Le rêve et l’espoir de tous les jeunes âgés de 36 à 38 ans semblent aujourd’hui anéantis.
« J’ai fait tous mes documents dès l’instant où j’ai vu l’annonce de ce concours. Je me suis immédiatement lancé dans la procédure et aujourd’hui j’apprends que 38 ans n’est plus l’âge limite. Pourquoi les autorités de ce pays décident-elles de nous retirer cette faveur qui nous était offerte », s’interroge Rodi, un jeune Gabonais.
Pourquoi, après avoir fait une telle annonce, cette note fixant l’âge limite à 35 ans au lieu de 38 ans arrive-t-elle maintenant ? Pourquoi ne pas y avoir pensé avant la promulgation de l’ensemble des critères d’inscription ? Plusieurs de ces jeunes âgés de 36 à 38 ans sollicitent une faveur supplémentaire auprès des responsables du ministère de l’Éducation nationale et du président de la République afin que cette nouvelle décision soit ramenée à l’âge initial de 38 ans.

« Nous demandons une fois de plus une faveur au ministre de l’Éducation nationale. Nous sommes nombreux à avoir vu en ce concours une possibilité de mettre nos capacités au service du pays et enfin sortir de notre situation difficile. Nous sollicitons vraiment que le président Brice Clotaire Oligui Nguema nous donne l’occasion de passer ce concours en permettant que 38 ans soit à nouveau l’âge limite, » a déclaré Rodi.
Cette situation ne devrait pas laisser les autorités insensibles. Ces jeunes Gabonais n’ont pas été épargnés par la période de gel de l’entrée à la fonction publique pendant plus de 14 années. Ils ne désirent qu’avoir la possibilité de passer ce concours. Ils ne demandent que cela. Il est impératif que les autorités en charge réagissent à ce cri de détresse d’une jeunesse longtemps marginalisée, oubliée et qui semble aujourd’hui être victime de la mauvaise volonté des anciens dirigeants.
La révision de l’âge limite pour le concours des instituteurs a suscité une vague de déception et d’incompréhension parmi les jeunes Gabonais. Alors que le pays traverse une période de transition, il est crucial que les autorités prennent en compte les aspirations et les besoins de cette jeunesse désireuse de contribuer au développement national. Une réponse favorable à leur demande pourrait non seulement redonner espoir à ces jeunes, mais aussi renforcer la confiance en un avenir plus inclusif et équitable pour tous.
Par Max Delys Robaky


























