Sous les cieux cléments de la commune d’Akanda, Annie Flore Batchiellilys, icône de la scène culturelle et aujourd’hui Sénatrice de la Transition, a présenté, hier mercredi 15 janvier 2025, avec ferveur le Centre Culturel Migoma (CCM) au cours d’une conférence de presse. En compagnie de Landry Onguelé, directeur général de la structure, elle a détaillé les ambitions de ce sanctuaire dédié à la préservation et à la transmission de l’héritage culturel gabonais.
Dans une salle vibrante d’énergie, l’artiste a puisé dans son éloquence pour peindre le Centre Culturel Migoma comme un “arbre à palabres moderne”, un lieu de convergence des esprits et des traditions. « Ce centre n’est pas qu’une bâtisse ; il est un kaléidoscope où se reflètent nos identités culturelles plurielles, un berceau pour les générations présentes et futures », a clamé avec émotion, Annie Flore Batchiellilys.
Landry Onguelé, à son tour, a dévoilé les initiatives prévues, évoquant des ateliers d’apprentissage des langues vernaculaires, des cours de musique traditionnelle et des expositions d’arts locaux. « La richesse de notre patrimoine ne s’épanouira que par l’effort collectif, et Migoma en est la cheville ouvrière », a-t-il souligné.
Les chefs de quartiers, véritables vigies du patrimoine local, ont exprimé leur adhésion à cette entreprise. L’un d’eux, la voix chargée de reconnaissance, a déclaré : « Ce projet est une lumière dans l’obscurité de l’oubli. Nous nous engageons à le soutenir pour que nos enfants retrouvent la fierté de leurs racines. »

Le Centre Culturel Migoma ambitionne de devenir un creuset où les générations s’enrichissent mutuellement. Les ateliers intergénérationnels, véritables “nkani” modernes, offriront un espace d’échanges pour transmettre et recréer les récits, savoirs et pratiques ancestrales. Par cette initiative, le Gabon ajoute une pierre précieuse à son édifice culturel.
Inclusif et ouvert à tous, le Centre se pose comme un trait d’union entre passé et futur, entre traditions et modernité. Il se prépare à accueillir artistes, curieux et amoureux de la culture, dans un foisonnement d’activités qui promettent de redonner souffle et éclat au patrimoine gabonais.
Migoma s’impose ainsi comme un phare, guidant le peuple vers une redécouverte de soi, dans une harmonie où l’unité culturelle transcende les différences.


























