« La situation critique de la CNAMGS, affectant directement plus d’un million de nos compatriotes, nécessite des mesures courageuses et structurantes », déclare Geoffroy Foumboula Libeka Makosso, député de la Transition. Lors d’une récente audience avec les responsables syndicaux de l’institution, il a été question d’examiner les multiples crises qui minent cette entité, notamment les évictions successives de cadres dirigeants dues à une gouvernance jugée défaillante.
Le député souligne que « la gouvernance, lorsqu’elle ne tire pas les leçons du passé, conduit irrémédiablement à la répétition des mêmes erreurs ». Les agents de la CNAMGS s’interrogent sur le maintien du Conseil d’administration en place, malgré son implication dans une gestion contestée, notamment lors de la période 2017-2019. Cette situation est d’autant plus préoccupante que l’un des membres de l’équipe précédente a été promu président du Conseil d’administration.
L’audit réalisé avait pourtant révélé de graves manquements, notamment l’incapacité des administrateurs représentant le secteur privé à honorer leurs engagements. « Ce secteur doit plus de 100 milliards de francs CFA à la CNAMGS, sans compter les engagements non respectés de l’État », ajoutent les syndicalistes. Le dernier Conseil d’administration, organisé malgré les réserves de la direction générale intérimaire, a été qualifié de « non conforme aux textes », aggravant ainsi une crise déjà profonde.
Le syndicat milite pour une refonte complète des textes régissant la CNAMGS. « La réforme ne peut se limiter à des suspensions successives ; il faut des enquêtes claires et des condamnations pour établir les responsabilités », insistent-ils. Une meilleure structuration des processus de nomination est également réclamée, avec une priorisation des professionnels du domaine de l’assurance maladie et une dépolitisation des postes clés.
Par ailleurs, le député a dénoncé l’imposition d’une « taxe de garde » dans les pharmacies, non encadrée par la loi, affirmant qu’il interpellera le syndicat des pharmaciens si cette pratique illégale persiste.
« Sauver la CNAMGS exige de la fermeté et une gouvernance exemplaire », conclut Geoffroy Foumboula Libeka Makosso. Ce combat sera suivi de près par le Parlement, car l’assurance maladie demeure l’unique instrument garantissant aux Gabonais un accès équitable aux ressources nationales.

























