Ce jeudi 12 décembre 2024 le ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, Jonathan Ignoumba, aux côtés de son homologue des Eaux et Forêts, le général Maurice Ntossui Allogo, ont inauguré la 3ᵉ édition de la campagne nationale de vaccination de masse des animaux contre la rage. L’événement a eu lieu au siège de la direction générale de l’Élevage.
Placée sous le thème « Brisons les barrières pour la lutte contre la rage », cette campagne représente une initiative du gouvernement visant à éradiquer cette maladie sur le territoire gabonais. La rage, particulièrement visible chez certains animaux domestiques, constitue un véritable danger pour l’homme si les animaux ne sont pas pris en charge.
Il est important de rappeler que « Le Gabon vaccine moins de 1 % de sa population canine », a révélé le ministre de l’Agriculture. Il a également exhorté la population à faire vacciner leurs animaux de compagnie afin d’atteindre les objectifs du plan stratégique mondial qui vise à mettre fin aux décès humains dus à la rage transmise par les chiens à l’horizon 2030. Malheureusement, le suivi médical des animaux de compagnie, notamment les chiens, n’est pas encore une habitude bien ancrée chez de nombreux compatriotes.
Lors de son allocution, Jonathan Ignoumba a annoncé que 3 000 doses de vaccins provenant des laboratoires marocains Biopharma sont mises à disposition pour cette campagne de vaccination contre la rage. Il a souligné que pour un pays comme le Gabon, où la rage est endémique, « une couverture vaccinale de 70 % est nécessaire pour endiguer la maladie ».
Pour élargir la portée de cette campagne, les équipes de la direction générale de l’Élevage seront déployées jusqu’au 14 décembre dans cinq sites, principalement dans les grands carrefours de Libreville. Les propriétaires de chiens sont donc vivement encouragés à faire vacciner gratuitement leurs animaux.
Il est crucial que cette campagne de sensibilisation touche une large partie de la population et que le ministère initie fréquemment des initiatives similaires. Cela permettra de sensibiliser plus efficacement la population, d’intégrer ces pratiques dans les habitudes et d’étendre cette initiative au-delà du Grand Libreville, vers l’intérieur du pays.
Par Max Delys Robaky


























