Ce samedi 7 décembre 2024, 35 organisations de la société civile gabonaise se sont réunies à Libreville pour un atelier consacré à la réflexion sur le rôle et la contribution de la société civile dans le processus de réforme du Code électoral. Cet événement a été organisé avec le soutien de l’Union européenne, du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, du Réseau des Organisations Libres de la Société Civile pour la Bonne Gouvernance (ROLBG) et de l’Institut International pour la Démocratie et l’Assistance Électorale (IDEA).
Selon Georges Mpaga, secrétaire exécutif du ROLBG, cette rencontre s’inscrit dans une dynamique inclusive amorcée par le discours du président Brice Clotaire Oligui Nguema, annonçant la création d’un comité dédié à la rédaction d’une nouvelle loi électorale. « Nous avons réuni les principaux acteurs de la société civile engagés dans les questions démocratiques pour formuler des recommandations visant à améliorer le cadre légal des élections. Ce travail s’inscrit dans une logique de transparence et d’intégrité, conformément aux engagements du chef de l’État », a t-il expliqué.
Mpaga a souligné que cette initiative témoigne du passage de la société civile d’une posture contestataire à celle d’une force de proposition structurée et responsable. « Le rôle constitutionnel de la société civile est désormais de soutenir les politiques publiques, notamment en participant activement à la transition démocratique. Nous avons démontré cette capacité lors du référendum constitutionnel grâce à une mobilisation nationale sans précédent », a t-il rappelé.

Les travaux de cet atelier ont permis de dégager une vingtaine de recommandations, qui seront soumises au gouvernement et au président de la République dès lundi prochain. Ces propositions visent à aligner le futur Code électoral avec les normes internationales, tout en renforçant la participation citoyenne et la formation des acteurs impliqués dans les scrutins. « Nous allons mobiliser des fonds pour anciens observateurs et scrutateurs, tout en menant une vaste campagne de sensibilisation contre la désaffection politique », a ajouté Mpaga.

De son côté, Nicaise Moulombi a insisté sur la nécessité d’une préparation minutieuse pour que la société civile puisse jouer pleinement son rôle dans le cadre du nouveau comité constitutionnel. « Nous avons analysé l’ancien cadre normatif, pris en compte les recommandations du dialogue national et intégré les principes fondamentaux de la nouvelle Constitution. La pluralité politique, qui remplace désormais le multipartisme, confère à la société civile une responsabilité essentielle », a-t-il affirmé.
En conclusion, cet atelier marque une étape décisive dans l’engagement de la société civile gabonaise pour des réformes électorales inclusives et transparentes, renforçant ainsi le processus démocratique au Gabon.


























