Alexandre Barro Chambrier, le président du Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM, opposition) n’y est pas allé avec le dos de la cuillère pour démanteler l’entretien d’Ali Bongo à Jeune Afrique. Lors de la conférence de presse qu’il a organisée le 1er avril 2021, il estime qu’ «Ali Bongo et nous vivons dans deux mondes différents».
Le président Alexandre Barro Chambrier croyait rêver en plein jour à la lecture de l’entretien qu’Ali Bongo a eu chez notre confrère de Jeune Afrique. En clair, c’est du jamais vu pour le président du Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM), parti de l’opposition et proche de Jean Ping. «Nous avons lu cette interview surréaliste et le sentiment que nous avons, c’est qu’Ali Bongo et nous vivons dans deux mondes différents. C’est le moins que l’on puisse dire. Voilà une personnalité qui s’est imposé à la tête de l’État et qui veut mettre en perspective l’avenir du Gabon pour les 10 prochaines années sans jamais faire le bilan de son action 12 ans durant à la tête du pays», a affirmé Alexandre Barro Chambrier.
Ancien ministre du Pétrole d’Ali Bongo Ondimba avec qui il s’est séparé en 2015 à cause de sa confusion de genre d’après ses propos. «Il est incapable de dire avec précision l’état réel du Gabon : la situation économique et sociale. Il confond bilan et effets d’annonce… de nombreuses promesses non tenues, aggravation de la pauvreté, multiplication des grèves dans plusieurs secteurs avec une explosion de la dette qui atteint 70 du PIB sans que nous ne voyions la contrepartie de cet endettement sur le terrain», a-t-il martelé.
En réalité, pour l’opposant Ali Bongo Ondimba a échoué complétement. Il considère que les 12 années du président actuel au pouvoir ont plongé le pays dans un chaos sans précédent.
Ainsi, le président de la République Ali Bongo qui a critiqué l’opposition en a eu pour son compte.
«Avant d’accuser l’opposition de manquer d’organisation et proposition, il devrait, à notre sens, avoir plus d’humilité pour jeter un regard précis sur sa gouvernance chaotique qu’il a générée en confiant les manettes de la gestion du pays à des amateurs, voire des personnes immatures», a conclu le président Barro Chambrier.


























