Une nouvelle fois, la gestion de Gab’Oil se retrouve sous les projecteurs, exposant des pratiques qui suscitent de vives interrogations. Cette fois-ci, le directeur général de l’entreprise, François Owono Messie, se trouve au cœur d’une affaire de dépenses publiques controversées, alors qu’il n’a pris ses fonctions que le 12 septembre dernier, après sa nomination par le Conseil des ministres. Loin d’être étranger aux soupçons, il est désormais confronté à des accusations qui ébranlent la confiance dans la gestion de cette entité publique.
Les révélations se succèdent, et l’affaire prend une ampleur inquiétante. En effet, François Owono Messie fait l’objet d’une enquête pour avoir autorisé un décaissement de 46 200 200 FCFA, somme destiné à financer une campagne personnelle de Landry Bongo Ondimba, président du conseil d’administration de Gab’Oil. Ce montant aurait été attribué à la révision constitutionnelle dans la localité de Mbigou, un fief électoral de l’ex-député. L’utilisation de fonds publics à des fins politiques suscite des interrogations sur la transparence des pratiques administratives au sein de Gab’Oil et pourrait entraîner de nouvelles poursuites judiciaires.
Mais les dérives financières ne s’arrêtent pas là. François Owono Messie, qui a pris les rênes de Gab’Oil le 12 septembre, succédant à son précédent qu’il avait conseillé, se retrouve également sous enquête pour une facture de restauration qui défie l’entendement. La somme de 9 375 000 FCFA aurait été versée à une société au nom étonnant, Impact Services Plus (ISP), spécialisée non pas dans la restauration, mais dans le placement de personnel. Cette entreprise aurait facturé les repas à un tarif exorbitant de 27 322 FCFA l’unité pour un total de 15 livraisons. Bien que la facture, émise le 10 octobre 2024, ne couvre que 25 jours, elle soulève de vives questions sur une éventuelle surfacturation des fonds publics.
Pourquoi une société de recrutement se retrouve-t-elle impliquée dans la restauration ? Comment expliquer ces prix démesurés pour un service apparemment hors de propos ? Ces questions, lourdes de soupçons de détournement de fonds, alimenteront sans aucun doute les futures auditions de la Direction générale des services spéciaux (DGSS).
Les nuages s’amoncellent autour de François Owono Messie. Si les accusations se confirment, sa chute pourrait être rapide et spectaculaire. Cette affaire, au-delà des montants en jeu, soulève des préoccupations profondes concernant l’éthique dans la gestion des fonds publics.


























