Ce mardi, plusieurs figures de la scène politique gabonaise, leaders du « Non » au projet de nouvelle Constitution, soumise au référendum le samedi 16 novembre, se sont rendues au palais présidentiel pour une rencontre avec le chef de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema. Ces échanges ont offert aux opposants au référendum l’opportunité de faire entendre leurs positions.
La présidence a relayé cette rencontre via un tweet, soulignant un moment d’ »écoute, de compréhension et de dialogue » afin de bâtir « un Gabon où chaque voix compte« . Le président de la Transition semble avoir voulu établir un cadre de discussion propice à l’apaisement et à la concertation à l’approche de cette consultation populaire cruciale.
Les images diffusées montrent la présence de plusieurs leaders de l’opposition, parmi lesquels Jean Victor Mouanga Mbadinga du Mouvement pour l’Éveil Social et Politique (MESP), Vincent Moulengui Boukosso du Centre National de la Reconstruction (CNR), Mathieux Mboumba Nziengui de l’Union du Peuple Gabonais (UPG), ainsi que d’autres personnalités comme David Mbadinga et Séraphin Ndaot, président du Conseil National de la Démocratie (CND). Toutefois, l’absence remarquée de l’ancien Premier ministre Alain Claude Bilie By Nze et de l’ex-Vice-Président Pierre Claver Maganga Moussavou, deux figures emblématiques du « Non », a suscité quelques interrogations.
La division politique autour de ce référendum est claire : deux camps se forment, ceux qui soutiennent le projet constitutionnel et ceux qui s’y opposent fermement. Les débats sont animés, et les partisans du « Non » tentent de mobiliser l’opinion publique pour rejeter les réformes proposées.
Les observateurs politiques, quant à eux, prévoient une issue favorable au « Oui », mais le résultat final dépendra largement du taux de participation. Ce référendum, au-delà de la simple adoption d’une Constitution, apparaît comme un test de la capacité du pays à dialoguer et à construire une démocratie inclusive où chaque citoyen pourra exprimer ses choix en toute liberté d’où l’audience accordée, du président de la Transition Brice Oligui Nguema, à certains leaders du « Non » au référendum.








































