La fonction publique gabonaise a récemment franchi une étape cruciale dans la régularisation de 100 professionnels des médias du service public qui deviennent désormais fonctionnaires. Sous l’égide de Laurence Ndong, ministre de la Communication et des Médias, en présence de ses collègues Louise Boukandou, en charge de la Fonction publique, et Charles M’ba, ministre des Comptes publics, les premiers bons de caisse ont été distribués. La cérémonie s’est tenue à la Maison Georges Rawiri, symbole de la renaissance médiatique, sur le Boulevard Triomphal.
Cet événement marque un tournant significatif dans l’intégration des jeunes diplômés dans le secteur de l’information et de la communication. 100 nouveaux fonctionnaires ont ainsi reçu leurs premiers bons de caisse, prémices des cinq cent (500) postes budgétaires octroyés par le président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguéma. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de lutte contre le chômage, en particulier chez les jeunes, tout en redonnant espoir à des milliers de Gabonais autrefois marginalisés dans un secteur où l’instabilité professionnelle était devenue la norme.
L’objectif de cette réforme ne se limite pas à la simple régularisation. Il vise également à insuffler un renouveau dans le paysage médiatique public, souvent critiqué pour son manque de ressources humaines qualifiées et stables. « Ce processus de régularisation, bien qu’exigeant, est aujourd’hui une réalité tangible. Nous avons parcouru un long chemin, et aujourd’hui, le dernier kilomètre est enfin franchi », a souligné Laurence Ndong, manifestement soulagée par la concrétisation de cet engagement.
Parmi les bénéficiaires, Idem Ampouma, porte-parole des nouveaux fonctionnaires des médias du service public, a exprimé une vive reconnaissance envers les autorités de transition, déclarant que « le 30 août marque le retour de l’espoir ». Après les 100 fonctionnaires sur les cinq cent (500) postes promis dans les médias de service public, trois cent onze (311) sont déjà en cours de régularisation, les autres suivront dans un délai de deux mois, offrant ainsi une perspective stable pour de nombreux jeunes aspirants.












































