Les 417 taxis commandés par le président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, dans le cadre de l’initiative visant à « gabonaiser » le métier de chauffeur de taxi, suscitent déjà un vif intérêt au sein de la population gabonaise. Les conditions d’éligibilité pour ces véhicules ont été récemment révélées par Puanne Paulin Moussounda, Directeur général du Pôle national de promotion de l’emploi (PNPE).
D’après M. Moussounda, pour être éligible à être chauffeur de l’un de ces taxis, il est impératif de remplir certains critères stricts. Tout candidat doit être de nationalité gabonaise, avoir entre 21 et 60 ans, détenir un permis de conduire de catégorie B, C ou D, et s’acquitter d’une caution de 1,100 million de FCFA. Ces exigences visent à garantir que seuls les citoyens répondant aux normes professionnelles puissent prétendre à cette opportunité.
Les véhicules en question, bien que très attendus, ne sont pas encore arrivés à Libreville. Selon les déclarations du ministre des Transports, de la Marine marchande et de la Mer, le capitaine de Vaisseau Dieudonné Loïc Ndinga Moudouma, « le bateau qui transporte les taxis est à quelques jours de nous. Bientôt il rentrera au port d’Owendo pour livrer les 417 taxis ». Cette annonce rassure les candidats potentiels qui, depuis la diffusion de cette nouvelle, scrutent avec impatience l’arrivée des véhicules.
Concernant la caution exigée, le ministre a tenu à préciser que cette initiative ne vise aucun profit financier de la part du gouvernement. « Ce n’est pas à but lucratif que ce projet est là. C’est beaucoup plus à but socio-économique c’est-à-dire rendre ces jeunes autonomes. Leur donner un moyen de subvenir à leurs besoins », a-t-il affirmé. Cette approche vise à promouvoir l’autonomie économique des jeunes et à stimuler l’emploi dans le secteur du transport.
La gestion de ces taxis sera assurée par la société Taxi Gab +, créée spécifiquement à cet effet. Le siège de cette entreprise est implanté dans la zone industrielle d’Oloumi à Libreville. Il est prévu que la répartition des taxis ne se limite pas à Libreville ; d’autres villes comme Port-Gentil, Franceville, Oyem, et Bitam en bénéficieront également, assurant ainsi une couverture nationale.

























