Le ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, chargé également de la formation civique, Camélia Ntoutoume Leclercq, a inauguré mardi le début d’un ambitieux programme de formation pour 900 futurs enseignants spécialisés dans les matières en sciences à savoir les mathématiques, les sciences physiques et les sciences de la vie et de la Terre. Cette initiative vise à pallier le manque significatif de personnel enseignant dans ces disciplines au niveau des collèges et lycées gabonais.
Ce cycle de formation fait partie d’un plan global qui inclut 2401 enseignants, parmi lesquels 1501 sont affectés à l’enseignement pré-primaire et primaire. Les 900 enseignants candidats en sciences, répartis comme suit : 400 pour les mathématiques, 300 pour les sciences de la vie et de la Terre (SVT) et 200 pour les sciences physiques et chimiques, débuteront leur cursus cette semaine au Lycée National Léon Mba et, dans les jours à venir, dans les centres de formation de Franceville, Makokou et Oyem.
Le programme de formation combinera théorie et pratique, avec des sessions prévues pendant les vacances et en situation réelle, afin de préparer les participants à l’obtention du Certificat d’Aptitude à l’Enseignement au Secondaire (CAPES). Selon les précisions fournies par le ministre Camélia Leclercq Ntoutoume, le cursus couvrira des domaines variés tels que la didactique, la pédagogie générale, l’évaluation des acquis, ainsi que la psychologie, l’éthique et la déontologie.
Parmi ces futurs enseignants, une majorité de 501 sont des volontaires ayant précédemment assuré des cours bénévolement dans les écoles à travers les différentes circonscriptions scolaires du pays. Titulaires de Licences ou de Masters, ces candidats s’engagent dans cette formation dans le but de renforcer le système éducatif gabonais avec un personnel qualifié et motivé, comme l’a exprimé le ministre de l’Éducation.
Cette quête visant à combler le déficit dans les sciences avec ces 900 enseignants est une volonté personnelle du chef de l’État Brice Clotaire Oligui Nguema. Depuis des années plusieurs élèves à Libreville comme dans l’hinterland manquent des enseignants leur permettant de se professionnaliser plus tard dans des métiers qui nécessitent les bases dans ces disciplines scientifiques.


























