Le mercredi 7 août 2024, au camp Tchoréré, s’est tenue la cérémonie officielle de remise d’équipements aux Forces de Défense et de Sécurité (FDS), marquée par l’intervention de Brigitte Onkanova, ministre de la Défense nationale. Brigitte Onkanova a mis en lumière le sous-équipement persistant des forces armées sous le régime déchu d’Ali Bongo Ondimba, en dépit des investissements conséquents inscrits dans les différentes lois de finances en faveur de ce secteur crucial.
D’ici le 17 août prochain, Libreville devrait accueillir deux hélicoptères de combat, dont l’arrivée a été annoncée par le Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI) lors de la deuxième phase du vaste programme de renforcement des équipements tactiques et opérationnels au profit des Forces Nationales de Défense et de Sécurité (FNDS). Cette nouvelle dotation traduit la détermination du général Brice Clotaire Oligui Nguema, président de la transition, à remédier à 26 années de sous-équipement, aggravées par un désintérêt manifeste de la part d’Ali Bongo au cours des quatorze dernières années, malgré quelques initiatives sporadiques.
Dans son discours, prononcé en présence de l’ancien commandant de la Garde républicaine, sous le règne déchu d’Ali Bongo Ondimba, le général de corps d’armée Brigitte Onkanova n’a pas manqué de souligner la situation préoccupante des FNDS, qui, malgré les démonstrations ostentatoires d’arsenal de dernière génération lors des défilés du 17 août à la place de l’Indépendance de Libreville, manquaient cruellement des équipements nécessaires pour assurer la sécurité des Gabonais et protéger l’intégrité territoriale du pays. « Le constat est affligeant », a-t-elle déploré, dénonçant « l’état de décrépitude avancé de notre dispositif de défense et de sécurité ».
Elle a précisé que, récemment encore, en dépit d’un effectif déjà réduit, les militaires chargés de défendre le Gabon faisaient face à une quasi-absence d’équipements vestimentaires. En outre, « l’obsolescence du matériel opérationnel terrestre, aérien et naval » compliquait considérablement leurs missions. La sécurisation des frontières, a-t-elle ajouté, a également souffert de ce manque d’intérêt manifeste de l’ancien chef suprême des forces armées gabonaises. Les agents en poste aux frontières du pays se trouvaient dépourvus de moyens logistiques suffisants, rendant ainsi ces zones vulnérables à des menaces telles que l’immigration clandestine et l’insécurité transfrontalière croissante.
« Dans ces conditions, nos forces étaient incapables de répondre efficacement aux menaces protéiformes pesant sur le Gabon, telles que l’exploitation illicite des ressources naturelles et la piraterie maritime », a conclu Brigitte Onkanova, avant de saluer les efforts du président de la transition pour redonner aux FNDS leur prestige d’antan, grâce aux initiatives entreprises au cours des douze derniers mois.
Au regard de ces dénonciations et ce beau discours, le peuple gabonais attend avec un ardent désir la protection de ses frontières face à l’immigration sauvage vécue et la sécurité des personnes et des biens dans nos villes.










































