Depuis quelque temps, une campagne intensive met en avant les cinq représentants du Gabon aux Jeux Olympiques de Paris 2024, chiffre désormais réduit à quatre après l’élimination de Virginia Aymard lors de son premier combat. Cependant, cette communication est trompeuse. En effet, le seul arbitre gabonais et africain de judo, Jean-Claude Ndjimbi, aurait été délibérément mis à l’écart par le Comité National Olympique Gabonais (CNOG).
Selon nos investigations, Jean-Claude Ndjimbi, qui est le seul arbitre africain de judo, n’a reçu du CNOG qu’un simple titre de transport pour se rendre à Paris. Le reste de son financement provient uniquement du club de judo du lycée d’État, aujourd’hui lycée Paul Indjedjet Gondjout. Cette situation soulèverait des questions sur le mépris apparent à l’égard du seul Gabonais représentant le continent africain, surtout qu’il s’agit de sa troisième participation aux Jeux Olympiques.
La mise à l’écart de Ndjimbi pourrait s’expliquer par les mauvaises relations entre lui et l’actuel Secrétaire général du CNOG avec qui il a eu des divergences à l’époque. Lors de la visite des représentants gabonais par le président de la Transition à Paris, Ndjimbi a été soigneusement exclu, bien qu’il soit chargé d’arbitrer plusieurs phases importantes du judo aux JO.
Pourquoi cet arbitre de renommée mondiale devrait-il être célébré et soutenu par son pays le Gabon?
À 53 ans, Jean-Claude Ndjimbi, déjà réputé pour son expertise et son intégrité, atteint un sommet avec cette troisième participation olympique, sa deuxième consécutive après Tokyo 2020. Il est reconnu comme le numéro un des arbitres africains pendant trois années consécutives, témoignant de son excellence. Son parcours, des tournois nationaux aux grandes compétitions internationales, reflète un engagement profond pour le développement du sport.
La présence de Ndjimbi à Paris représente une victoire pour le sport gabonais. En tant qu’arbitre, il incarne la compétence et la rigueur que le judo africain peut offrir sur la scène mondiale. Ces Jeux Olympiques sont pour lui une opportunité de démontrer ses capacités et une fierté nationale, soulignant la qualité du sport en Afrique.
Il est regrettable que le CNOG, en écartant ainsi leur arbitre, ne réaliserait pas la valeur et l’importance de Jean-Claude Ndjimbi. Ce sixième représentant du Gabon mériterait d’être célébré pour son dévouement et ses contributions significatives au sport, et il illustre l’impact positif du Gabon sur la scène sportive mondiale.


























