Le Collège des promoteurs des auto-écoles du Gabon, dirigés par leur président Judicaël Moubamba, ont tenu une conférence de presse cet après-midi au quartier Cosmopak, dans le 3ème arrondissement de Libreville pour se désolidariser des déclarations de Yves Ndong Essono. Ces déclarations, publiées dans plusieurs journaux en ligne, visaient le commandant Guy Bertrand Oscar Sadibi Mapangou, directeur du Centre national des examens du permis de conduire (CNEPC), qui a récemment dénoncé le désordre dans leur secteur d’activité.
Selon Judicaël Moubamba, Yves Ndong Essono n’a jamais été mandaté pour parler en leur nom. « En effet, nous n’avons pas fait de Yves Ndong notre porte-parole. Il est membre, il n’est pas porte-parole. Donc, nous ne nous reconnaissons pas dans ses propos », a-t-il affirmé.
Le président Moubamba a tenu à rappeler que le CNEPC a mis en place des réformes permettant aux usagers d’obtenir leurs documents en deux semaines. « Nous pouvons affirmer que les faux permis de conduire dont fait état monsieur Essono sont clairement fabriqués dans des circuits illicites et en toute illégalité », a-t-il souligné, entouré par son bureau.
« Depuis l’arrivée à la tête du Centre national des examens du permis de conduire, l’administration a tout fait pour mettre hors d’état de nuire ces pratiques d’un autre âge », a-t-il ajouté.

Le président a également précisé que le CNEPC, dirigé par le commandant Guy Bertrand Oscar Sadibi Mapangou, a pris des mesures rigoureuses pour séparer le bon grain de l’ivraie tout en respectant la réglementation en vigueur. « Le Centre national des examens du permis de conduire n’a pas vocation à fixer les dates de l’examen selon les promoteurs des auto-écoles », a-t-il rappelé.
Désolidarisation de Yves Ndong Essono et excuses aux autorités
Face à cette situation embarrassante, les promoteurs des auto-écoles se sont clairement désolidarisés de l’un de leurs membres qui a agi en solo. « Nous voulons ici nous désolidariser de ces propositions irresponsables et qui ne sont pas conformes à la vérité. Nous voulons aussi par la même occasion présenter nos vives excuses aux autorités du ministère des Transports, en particulier au ministre, au directeur général des transports terrestres, et au directeur du centre national des examens du permis de conduire. Nous avons identifié deux entités qui détournaient les frais d’examens de leurs apprenants. Ils prétextent que le centre a reçu leur dossier alors que les frais de dossier, après avoir pris les ordres de recettes, sont détournés par ces responsables d’établissements de conduite », a déclaré Judicaël Moubamba.
Judicaël Moubamba a conclu en affirmant que leur organisation est capable de fournir des preuves à l’appui de leurs déclarations.

























