Le 3 juin 2024, les syndicats gabonais ont exprimé leur vive indignation face à leur absence remarquée à la Conférence internationale du Travail (CIT) qui se tient actuellement à Genève, en Suisse. Cette absence, qui s’explique par le non-versement complet de la subvention destinée à couvrir les frais de déplacement des délégués, met en lumière des tensions croissantes entre les organisations syndicales et le gouvernement gabonais.
Les représentants des principales centrales syndicales, dont la Cosineq, la Cgt-Fl, l’Ensytg, le Cdsa, le Csdt, le Codetrag et la Cosyga, dénoncent le versement partiel de la subvention allouée par le ministère du Travail. Cette subvention, selon eux, est essentielle pour leur permettre de participer à la CIT, une plateforme internationale cruciale pour la défense des droits des travailleurs.
Etienne Lambert Boundzanga, secrétaire général du Csdt du Gabon, qualifie cette situation d' »énième provocation » envers les partenaires sociaux qui « concourent à la paix sociale ». Il pointe du doigt le manque de considération de la part du gouvernement envers les syndicats, qui jouent un rôle crucial dans le dialogue social et la protection des droits des travailleurs.
Au-delà du problème financier, les syndicats estiment que l’absence de prise en charge adéquate de leurs frais de déplacement traduit une volonté délibérée du ministère du Travail de les marginaliser et de ternir l’image du président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema. Ils rappellent néanmoins leur soutien au chef de l’État, tout en insistant sur la nécessité de respecter les droits fondamentaux des travailleurs gabonais.
L’absence des syndicats gabonais à la CIT met en exergue des tensions persistantes entre les organisations syndicales et le gouvernement. Le non-versement complet de la subvention allouée aux frais de déplacement des délégués apparaît comme un symbole du manque de dialogue et de considération envers les partenaires sociaux. Les syndicats réaffirment leur engagement à défendre les droits des travailleurs gabonais et appellent à un traitement équitable et respectueux de la part des autorités.
Par Max Delys Robaky











































