La cour d’appel de Paris a rejeté les recours de trois enfants du défunt président du Gabon, Omar Bongo, dans l’affaire des « biens mal acquis ». Ces descendants, dont Pascaline Bongo, Jeff Bongo Ondimba, et Philomène Kouna, avaient été mis en examen en mars et avril 2022 par la justice française. La chambre de l’instruction a annulé l’interrogatoire en audition libre de Pascaline Bongo, soulignant des violations manifestes des règles applicables.
Malgré les requêtes en nullité de Jeff Bongo Ondimba et de Philomène Kouna, les magistrats ont maintenu leurs mises en examen. L’avocate de Pascaline Bongo a regretté que la cour n’ait pas annulé cette dernière, qualifiant l’accusation d’infondée en droit et en fait.
Cette affaire concerne les « biens mal acquis » gabonais en France, remontant à quinze ans. Au total, dix descendants d’Omar Bongo, ainsi que l’ex-miss France Sonia Rolland et la BNP, ont été mis en examen depuis mars 2022. L’association anticorruption Transparency International a lancé la procédure en 2007 via une plainte.
La défense a opposé divers arguments, mais la chambre de l’instruction a rejeté l’essentiel. Les avocats de Transparency International espèrent désormais que la procédure aboutira rapidement.
Des biens, d’une valeur approximative de huit millions d’euros, ont été saisis en août et décembre dans des lieux huppés de Paris, en Provence et sur la Côte d’Azur. Ces biens sont suspectés d’avoir été acquis grâce à la « Françafrique », un système de corruption entre Paris et ses anciennes colonies. Jusqu’à présent, environ 70 millions d’euros de biens ont été saisis dans cette enquête qui met en lumière les intrications de la politique et des affaires dans les relations franco-africaines.











































