Le syndicat des médecins fonctionnaires gabonais (SYMEFOGA) est sorti hier mercredi 03 mars 2021 de sa réserve pour faire un bilan très catastrophique de la gestion de la pandémie du Coronavirus et celle du Centre hospitalier Universitaire de Libreville (CHUL) dans lequel les vies des médecins et des patients sont exposés chaque jour qui passe à la mort.
Le syndicat des médecins fonctionnaires habituellement silencieux est sorti de sa réserve hier par un communiqué de presse dans lequel il dresse le bilan très catastrophique de la gestion de la pandémie de la Covid-19 et du CHUL dans notre pays.
Après plusieurs alertes aux dirigeants, rien n’a bougé malgré la dangerosité de la maladie. Ainsi, « nous n’avons cessé d’attirer l’attention de tout le monde sur la gravité de cette pandémie mais surtout sur la vétusté de nos plateaux techniques laissés à l’abandon par les gouvernants que vous êtes », a rappelé le syndicat.
Par ailleurs, le syndicat réalise que les sommes colossales reçues par le gouvernement, grâce à la Covid-19, n’ont pas servi réellement à mieux rénover les structures d’accueil des malades et mieux traiter le personnel soignant. « Madame le Premier Ministre, un an après et malgré les sommes colossales annoncées par le Gouvernement, fort est de constater que l’état de nos structures sanitaires va de mal en pis », a précisé le SYMEFOGA.
Ainsi, le syndicat estime que le Centre hospitalier universitaire de Libreville devient un mouroir. Il ne comprend pas que « le CHU de Libreville soit aujourd’hui non pas la vitrine de l’offre de soins dans notre pays mais plutôt ‘ la vitrine de l’agonie de notre système de santé ’ » ? S’interroge le Dr Adrien Mougougou, président du SYMEFOGA.
Le syndicat rappelle la mémoire ternie de « notre Maître Professeur Gahouma » dont le gymnase porte le nom. A cause de la mise en place d’ « un système de racket en rendant payant les tests de dépistage de la covid-19 », critique-t-il.
Le SYMEFOGA dit « Monsieur le Président de la République, le personnel médical et paramédical attend toujours l’effectivité des promesses annoncées par vous-même (suite à l’indemnité covid-19), moyens de protection, amélioration du plateau technique, transport gratuit…) ». A rappelé le SYMEFOGA au Chef de l’Etat.
Malgré l’absence d’équipement, le ministre de tutelle peut « demander l’augmentation ou la création de lits de réanimation dans des hôpitaux sans oxygène » ? S’interroge le SYMEFOGA
Le SYMEFOGA a déploré le décès de quatre collègues morts du Coronavirus tout en réitérant un levée du couvre-feu de 18 h00 et en présentant les condoléances aux familles des compatriotes tués par les forces de l’ordre alors que leurs revendications pacifiques étaient légitimes.

























