Le récent coup d’État au Gabon, survenu le 30 août 2023, suscite l’inquiétude quant à l’avenir économique du pays, selon le dernier Baromètre économique de la Cemac de décembre 2023 de la Banque mondiale.
L’institution de Bretton Woods souligne les risques potentiels liés aux sanctions régionales, susceptibles de compromettre la croissance et les sources de financement régional, soulignant l’importance croissante du Gabon sur les marchés régionaux pour satisfaire ses besoins financiers.
La Banque mondiale met en avant l’inquiétude économique accrue depuis le changement de régime, marqué par le niveau le plus élevé de risque d’instabilité politique post-coup d’État.
Cette incertitude, combinée à l’impact envisagé sur la confiance des investisseurs, pourrait exercer des pressions négatives sur les perspectives économiques à court terme. Certaines agences de notation ont déjà dégradé les perspectives du Gabon suite à ces événements, accentuant les défis auxquels le pays est confronté.
Malgré ce contexte difficile, le ministre de l’Économie et des Participations affiche un optimisme relatif, anticipant un taux de croissance de 3,3 % en 2024, en progression par rapport au taux de 2,4 % enregistré en 2023. Cette vision positive semble contraster avec les préoccupations exprimées par la Banque mondiale, mais elle s’appuie peut-être sur des stratégies de relance économique et des réformes envisagées pour atténuer les effets néfastes du coup d’État et des sanctions.
Il est essentiel de noter que la dépendance croissante du Gabon vis-à-vis des marchés régionaux pour ses besoins de financement expose le pays à des vulnérabilités supplémentaires en cas de sanctions régionales. Ces développements soulignent l’importance critique des décisions politiques et économiques futures pour restaurer la stabilité et stimuler la confiance des investisseurs, des éléments cruciaux pour assurer une croissance durable malgré les défis actuels.


























