Nicolas Sarkozy condamné ce lundi 1er mars par le tribunal correctionnel de Paris dans l’affaire dite des écoutes. L’ancien président de la République de France écope trois années d’emprisonnement, dont une ferme, pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire. Cette affaire des écoutes est née en 2014, lors des interceptions téléphoniques avec son avocat historique Thierry Herzog.
C’est la première fois qu’un ancien président de la Ve République est condamné à de la prison ferme. Nicolas Sarkozy est accusé d’avoir voulu obtenir des informations sur une procédure judiciaire le concernant, par l’entremise de son avocat Thierry Herzog, auprès de l’ex-haut magistrat Gilbert Azibert, en échange d’un coup de pouce pour un poste à Monaco. Les faits datent de l’année 2014.
Pour Gilbert Azibert et Thierry Herzog, la justice les a également condamnés à trois ans de prison, dont un an ferme. L’avocat a également interdiction d’exercer son métier durant cinq ans.
Nicolas Sarkozy a clamé son innocence pendant le procès, et celui de ses deux coprévenus, qui s’est tenu en décembre. « Je n’ai jamais commis le moindre acte de corruption. Jamais », a-t-il dit devant la justice. Mais « la preuve du pacte de corruption ressort d’un faisceau d’indices graves et concordants, basé sur l’amitié entre les trois hommes », a considéré le tribunal.
Un autre procès attend l’ancien président de la République. Nicolas Sarkozy comparaîtra de nouveau devant la justice le 17 mars, cette fois dans l’affaire Bygmalion, pour des soupçons de « financement illégal » de sa campagne en 2012.
Ce qui est sure ce que c’est le début des ennuis juridiques de l’ancien président français. Sa sentence risquerait d’augmenter avec le prochain procès.
L’actuel président Emmanuel Macron voit là un futur adversaire être écarté de la future élection présidentielle française qui aura lieu en avril 2022.

























