Nommé au dernier Conseil des ministres du 19 octobre 2023, Ghislain Ruffin Etoughet a pris, ce lundi 23 octobre 2023, les rênes de l’Agence gabonaise de Presse (AGP) lors d’une cérémonie de passation des charges dirigée par la ministre de la Communication, Laurence Ndong, au siège de ladite agence à Akanda. Il a pour mission de redonner ses lettres de noblesse à l’AGP.
Ghislain Ruffin Etoughet est un journaliste chevronné qui arrive aux commandes de l’AGP. Lors de la passation des charges avec l’administrateur directeur général sortant, Nick Jocelyn Fouba, il a remercié les autorités de nomination, le président de la Transition Brice Oligui Nguema, le Premier ministre, Raymond Ndong Sima et la ministre de la Communication, Laurence Ndong qui ont placé leur confiance à sa modeste personne.
Dans la même veine, il a rendu un vibrant hommage à plusieurs grands noms du monde de la communication gabonaise qui ont été ses mentors le long de sa formation de journaliste.
« Vous me connaissez pour la plupart. Je suis de la maison depuis 2019. Je suis ouvert à toute forme de proposition, notamment celles qui vont dans le sens de l’amélioration des performances de l’objectif du travail. Ouvert, oui ouvert, mais je peux aussi être une main de fer dans un gant de velours lorsque les objectifs ne sont pas atteints et lorsque les instructions ne sont pas suivies », a déclaré le nouvel ADG, Ghislain Ruffin Etoughet à l’égard de ses collaborateurs avant de marteler à » l’AGP, le chef c’est l’ADG, nous ne sommes pas en cogestion ».

Les attentes de l’ADG de l’AGP, Ghislain Ruffin Etoughet sont le travail, la ponctualité, l’efficacité, le respect de la hiérarchie, la résolution des conflits, la recherche permanente de la performance et bien d’autres.
« J’attends de vous que vous soyez mois bavards à l’extérieur car pour moi tout doit pouvoir se régler en interne et non dans les réseaux sociaux. Je veillerai personnellement qu’il en soit ainsi », a-t-il averti.
L’ADG a rappelé la nécessité pour l’AGP de mieux accompagner les autorités du CTRI et du gouvernement de la Transition dans cette période historique de notre pays.
Aussi a-t-il annoncé dans les prochains jours un séminaire de formation qui va déterminer le type d’Agence que l’AGP sera dans 5 ans. » Combien de journalistes généralistes? Combien d’infographes ? Combien de monteurs ? Combien de marketeurs ? S’est-il interrogé. Les réponses à ces questions vont contribuer à l’élaboration du plan stratégique de l’AGP.
» L’Agence gabonaise de presse doit retrouver ses lettres de noblesse et exercer pleinement son métier d’agencier . Nous ne pourrons pas être dans un pays où il n’y a pas une agence de presse forte qui remplisse son rôle. Le rôle d’une agence de presse c’est de sourcer l’information et une fois cette information sourcée, avérée, elle la distribue, elle la rend disponible pour les médias qui l’amène vers le public. Or, si notre agence n’est pas forte, on se retrouve avec des médias qui doivent à la fois sourcer l’information, ce qui n’est pas leur métier. Et on s’étonne qu’on a les Fake news à chaque fois. On s’étonne qu’il y ait des informations qui sont mal traitées et qui se relaient dans la population », a-t-elle précisé.

Primeur de l’information à l’AGP pour lui rendre ses lettres de noblesse
Le travail va être mené de manière à ce que l’AGP soit une agence de référence en Afrique centrale et dans le monde. Cela fera en sorte que toute information qui sort devrait d’abord être validée par une dépêche de l’agence pour être fiable et crédible.
« Si nous voulons rendre à l’AGP ses lettres de noblesse, il faut que le gouvernement accepte de donner la primeur de l’information à l’AGP », a martelé la ministre Laurence Ndong.
Désormais Ghislain Ruffin Etoughet et ses collaborateurs ont la mission de faire de l’AGP une agence de référence pour l’information sur le Gabon.

























