Libreville, le 17 février 2021, le Révérend Pasteur Bruno Ngoussi de l’Eglise internationale de Nazareth a décidé, face à ce qu’il considère comme un harcèlement de la part du gouvernement à l’égard de l’Eglise, désormais de célébrer ses cultes dans les marchés, les banques et autres lieux publics suite à l’ordre qui lui a été intimé par le ministre de la Santé et la Défense, dimanche 14 février 2021, de réduire ses effectifs à 30, malgré la très grande taille de son église.
L’Eglise dans son ensemble considère les mesures gouvernementales comme les ciblant particulièrement. C’est la raison pour laquelle le pasteur président de l’Eglise internationale de Nazareth, le Révérend pasteur Bruno Ngoussi, a décidé de régler ce problème en fermant pendant trois mois son assemblée pour prêcher dans les marchés, les arrêts de bus, les banques et bien d’autres endroits publics. En le faisant, il estime que l’Eglise ne sera plus ciblée pour abus d’effectif au-delà de 30 fidèles.
Ainsi, les deux membres du gouvernement, le ministre de la Santé, Guy Patrick Obiang Ndong, et le ministre de la Défense, Michael Adamou, lui ont demandé de réduire son effectif à 30 personnes.
«C’est une mesure qui tend à une certaine discrimination, estime le pasteur. On ne sait pas si dans les esprits des gouvernants le Coronavirus suit l’Église. On a l’impression qu’au marché, dans les arrêts de bus et devant les banques où il y a de longues files d’attente le virus ne circule pas, mais qu’il faut attendre l’ouverture des églises pour que le virus circule à nouveau.» S’est-il plaint le ministre du culte, Bruno Ngoussi au micro de notre confrère de Gabonreview.
Aujourd’hui, l’Eglise s’interroge sur les rencontres de plus de 100 personnes à l’Assemblée nationale, les marchés bondés de monde alors qu’elles qui essaient de s’arrimer aux recommandations gouvernementales pour être persécutées après.

























