Le Coup d’État du 30 août dernier commence à enregistrer ses premières conséquences au plan économique en attendant de voir la suite donnée par les militaires, les États-Unis ont décidé de suspendre une bonne partie de leur aide au Gabon mardi soir.
Malgré l’euphorie suscitée au sein de la population, le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) du général Brice Oligui Nguema n’a pas réussi à envoyer des signaux rassurants à Washington qui a décidé de passer à une vitesse supérieure.
En effet, le Secrétaire d’État des États-Unis, Anthony Blinken a annoncé dans un communiqué : « le gouvernement américain suspend une partie de son aide étrangère au Gabon le temps d’évaluer l’intervention anticonstitutionnelle par des membres de l’armée du pays».
Pour le premier diplomate américain, cette suspension qui est une sanction de son pays va continuer en attendant «le temps d’examiner les faits sur le terrain au Gabon».
Les États-Unis continuent quand même au Gabon leurs opérations gouvernementales, diplomatiques et consulaires afin de soutenir les citoyens américains.
Pour justifier leur acte, les Américains s’alignent à la position des institutions sous-régionales, notamment CEMAC et CEEAC puis l’Union africaine qui ont déjà suspendu le Gabon.
C’est une situation qui met en mal les efforts du CTRI d’assainir le pays.










































