Les membres du Syndicat National des personnels de Santé publique du Gabon (SYNAPS P-GA) se sont donnés rendez-vous ce mercredi 13 septembre 2023 autour de leur secrétaire général Eric Akouri, au ministère de la Santé pour un point de presse dans lequel il ont salué l’arrivée salvatrice du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI), dirigée par le général Brice Oligui Nguema, énuméré leurs doléances restées sans suite avec les anciennes autorités tout ceci à quelque heures de la passation des charges entre le ministre sortant et l’entrant.
Pour le secrétaire général du SYNAPS P-GA , Eric Akouri et ses collègues, leurs droits ont longtemps été bafoués par l’équipe sortante dirigée par Guy Patrick Obiang Ndong, qui est resté de marbre face à leurs revendications légales. Pour ces personnels de santé réunis au sein du SYNAPS P-GA, « personne ne peut, travailler, disons plus simple, gouverner, enseigner, compter l’argent, et même manger s’il n’est en bonne santé, et notre rôle est celui d’aider à recouvrer la santé », a-t-il rappelé aux nouvelles autorités représentées par le Pr. Adrien Moungongou, nouveau ministre de la Santé et des Affaires sociales.
Des structures sans des hommes et des femmes
Pour le SYNAPS P-GA , l’administration sortante a favorisé la construction des structures au détriment des meilleures conditions de vie et de travail. SYNAPS P-GA s’est interrogé en regardant vers le chef de l’Etat, le patron du CTRI, le général Brice Oligui Nguema : « bâtir les hôpitaux même de dernière génération, c’est bien, les équiper c’est toujours bien, mais pour quels personnels » ?
En effet, ces efforts investis par l’Etat ne serviront à rien, si l’homme n’est pas au cœur de la gestion de ces structures sanitaires, car ces personnels sont frustrés par le traitement et l’absence de formation. Ils se sont interrogés :« comment garder d’une part un agent plus de 20 ans à la même catégorie, alors que pour pallier à cette situation, le législateur a prévu une porte de sortie par la loi 8/91 du 26 septembre 1991, portant statut général des fonctionnaires à son article 23 et repris par la loi 1/2005 du 04 février 2005 portant statut général de la fonction publique en son article 133, d’autre part affectés et faisant travailler un pendant des années sans salaire parfois sans pré salaire » ?

Outre cette situation déplorable de situation non évolutive, il y a des médecins formés et compétents assis à la maison depuis trois ans, tandis que des infirmiers de la coopération sont accueillis dans nos hôpitaux comme si des compétences manquaient.
Pour les syndicalistes certains médecins chefs et directeurs des hôpitaux sont à revoir, car ils ont placé leurs intérêts avant ceux des compatriotes.
Face à un tel décor, peu reluisant du système de santé, planté, le SYNAPS P-GA considère l’arrivée du CTRI conduit par le général Brice Oligui Nguema comme « assurément l’ange de Dieu », ont-il déclaré.
Appel à l’action du président de la Transition
« Sauvez le système de santé, s’il vous plait », a lancé le secrétaire général du SYNAPS P-GA, Eric Akouri au général Brice Oligui Nguema avant de poursuivre : « Vous (..) avez les moyens pour l’achat du médicament et mettre en marche le traitement pour un prompt rétablissement, de notre système de santé en panne », a-t-il martelé.
Il va insister : « associez-nous à la réflexion sur le système de santé, nous sommes disposés, ne décidez pas sans nous, s’il vous (..), car ce qui est fait pour nous sans nous SYNAPS P-GApeut ne pas être pour notre bien ».


























