C’est dans une vidéo devenue très virale sur les réseaux sociaux, ce mercredi 23 août 2023, que la communauté gabonaise vivant au Ghana ont protesté contre la décision du Centre gabonais des élections (CGE) et du ministère de l’Intérieur de procéder à l’exclusion de leur centre de vote parmi la vingtaine environ éliminés pour cette présidentielle de 2023.
Suite à la suppression des bureaux de vote pour l’élection présidentielle 2023 au Gabon dans une vingtaines des pays où le Gabon a des ambassades ou des hauts commissariats, la communauté gabonaise du Ghana a exprimé son mécontentement face à cette décision qui les empêche d’exercer leur droit fondamental contenu dans la Constitution. Il demande tout simplement que leur bureau de vote soit rétabli à Accra, car ils avaient déjà procédé à l’enrôlement.
« La communauté gabonaise a décidé ce soir de se réunir au consulat honoraire du Gabon au Ghana simplement pour dire à nos autorités que nous ne sommes pas d’accord. Nous ne sommes pas d’accord avec les réformes que vous avez eues à prendre , c’est-à-dire supprimer le bureau de vote du côté du Ghana. Lorsqu’on regarde les statistiques, c’est-à-dire en termes d’enrôlements, le Ghana fait partie des pays ayant plus ou moins enregistré un bon nombre de gabonais conséquents . Aujourd’hui, quand on regarde en termes de communautés , le Ghana fait partie des pays avec une grande communauté gabonaise. On se demande pourquoi les bureaux de vote ont été supprimés au Ghana ? Nous ne voulons pas faire du désordre, nous ne voulons pas être désunis, ce que nous demandons à nos autorités, c’est de simplement rétablir le bureau de vote qui a été supprimé au Ghana », a déclaré le porte-parole de ces compatriotes.
Pour rappel, en 2016, le candidat du Parti démocratique gabonais (PDG) avait essuyé une écrasante défaite dans les urnes face à son adversaire de l’époque, Jean Ping. Certains voient dans cette exclusion des compatriotes gabonais du Ghana un moyen de donner plus d’avantage au parti au pouvoir afin qu’il ne subisse plus la même chose qu’en 2016.
Celui qui faisait office de porte-parole a demandé à ses compatriotes : « Alors, qu’est-ce que nous voulons »? Ils ont tous répondu en chœur « Nous voulons voter ».
Ces élections générales 2023, les premières du genre qui se déroulent le même jour, présidentielle, législative et locales, vont sans aucun doute enregistrer un taux d’abstention record sur un collège électoral de plus de 800 000 votants, avec l’introduction à quelque jours du vote du bulletin unique très impopulaire.

























