L’intervention au Niger en préparation par certains pays de la CEDEAO et boudée par d’autres États membres serait soutenue par deux pays de l’Afrique centrale, notamment le Gabon et le Tchad selon l’information communiquée par plusieurs sources diplomatiques.
Les services de renseignements du Niger aurait pointé du doigt le Gabon et le Tchad comme soutien à une éventuelle intervention sur leur territoire. Le Gabon n’engage pas directement ses troupes mais servirait de base opérationnelle pour les troupes françaises. La France, qui a refusé de reconnaître les putschistes à la tête du Niger, fera décoller ses troupes depuis la base militaire de Libreville.
L’histoire nous rappelle que le Gabon a déjà servi de base arrière opérationnelle pour les troupes françaises durant la guerre du Biafra au Nigéria. Dans la foulée de cette guerre, plusieurs enfants nigérians ont été adoptés par des familles gabonaises.
Cette démarche du Gabon l’implique indirectement dans l’intervention militaire française au Niger. Le Gabon s’érige en défenseur des intérêts français. Serait-ce opportun au moment où le pays organise des élections générales très risquées ? Le président tchadien pourrait justifier l’intervention de son pays par le soutien de son coup d’État institutionnel né de la mort d’Idriss Deby. Que gagnerait le Gabon en retour ?
Ces chefs d’État membres de la CEDEAO sont pour certains très mal élus et promoteurs de coups d’État institutionnels souhaitent punir le peuple du Niger qui a soutenu le rejet de leur propre président. Le peuple est pourtant détenteur du pouvoir et lorsqu’il soutient un coup d’État du président élu démocratiquement cela signifie qu’il n’est plus bon pour lui. Selon certaines indiscrétions, le président Mohamed Bazoum serait originaire de la Libye.
Dans tous les cas, l’intervention des troupes françaises depuis le Gabon ne sera jamais une bonne idée pour la sauvegarde des intérêts gabonais et ses rapports avec un autre pays membre de l’Union africaine.


























