Après le rejet de sa candidature à l’élection présidentielle de 2023 par le Centre gabonais des élections (CGE), le leader du Cercle des libéraux réformateurs (CLR), Jean Boniface Assélé rejoint désormais le camp de tous ceux qui appellent à une transition politique au Gabon.
Bien qu’étant frappé par son appartenance à la majorité présidentielle qui l’a conduit à être éliminé de la course à la présidentielle 2023, particulièrement la violation de l’article 19 de la charte dudit regroupement politique et la violation de l’article 22 de la loi 096 du 12 mars 1996 portant disposition commune à toutes les élections politiques, modifié en son article 2, le leader du CLR a décidé de jouer sa partition pour aboutir à une transition politique au Gabon. Il rejoint ainsi la position du président du Rassemblement pour le Gabon (RPG), Laurent Angue Mezui.
Malgré le rejet de sa candidature, le leader du CLR, Tonton Associé ne croit pas avoir terminé avec l’élection présidentielle et les responsables des élections réunis au sein du CGE. Jean Boniface Assélé, général de police bien qu’à la retraite, ne sait pas accepter les manipulations politiciennes et appelle déjà à une transition politique au Gabon.
«Le pays est en danger, tout s’écroule à tous les niveaux. On ne peut pas laisser le pays dans cet état, il faut le sauver. Ce pays est en train d’être géré par des étrangers et contre nous. Hier encore, mon nom était sur la liste des 20. Mais une main légère, que je connais très bien, a décidé de retirer mon dossier», a-t-il dénoncé.
Dans l’élan de son propos, le leader du CLR a promis introduire un recours à la Cour constitutionnelle et étant très déterminé, il pourra exiger la transition politique au Gabon. Le général Assélé a décidé de se battre jusqu’au bout.
«Je vais saisir mes avocats et mes amis à Paris, on mettra de l’ordre. On attend la Cour constitutionnelle. Je sais ce qui se passe, mais le CLR est un grand parti, qui a un grand président. Ils ont peur de moi, parce que je vais les battre. J’ai des dossiers complets. Si s’aboutit, je demanderai qu’on annule les élections, parce qu’il y a du vol. On ne peut pas s’amuser à voler le peuple les yeux ouverts. Ils n’ont pas d’arguments contre moi», a déclaré Jean Boniface Assele Dabani, très remonté contre cette décision du CGE.
Le Gabon pris en otage par les étrangers
Le leader du CLR reste droit dans ses bottes depuis l’annonce de sa candidature à la présidentielle de 2023, le Gabon serait pris en otage par des Gabonais d’adoption, donc les étrangers qui dictent leurs lois aux autochtones. C’est ce qu’il a qualifié du complot Grand Remplacement. «Ils ont créé une situation de besoin, ils affament les gens, les prix sont élevés, l’école ne fonctionne plus… C’est notre pays à tous. Je suis gabonais 110%, je n’ai pas de pays de rechange. Notre pays ne doit pas être avili par des gens qui viennent d’ailleurs. C’est cela ma bataille. Cherchons ensemble qui gouverne le Gabon maintenant, nous allons l’attraper ensemble et on lui fera sa fête», a-t-il déclaré.

























